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Des mesures ont été prises au Canadian Tire de Joliette quand l'un de leurs employés a subi un arrêt cardiaque


Publié le 6 décembre 2017

Marc-Antoine Laberge.

©Photo TC Media - Geneviève Geoffroy

SECOURISME AU TRAVAIL. Quand l'un de ses employés a subi un arrêt cardiaque au cœur de son magasin, le Canadian Tire de Joliette n'a pas hésité une seconde à prendre des mesures afin d'améliorer le volet santé et sécurité au travail, selon son directeur, Marc-Antoine Laberge.

En avril 2012, un employé de 33 ans du Canadian Tire de Joliette a fait un arrêt cardiaque dans une allée centrale du magasin.

Grâce à la chef caissière, Caroline Léveillé, formée en secourisme en milieu de travail, il a pu avoir la vie sauve. Celle-ci a pratiqué pendant quatre minutes la respiration cardiorespiratoire auprès de lui avant que les ambulanciers ne prennent le relais, notamment avec un défibrillateur (DEA), et qu'il ne revienne à lui sans séquelle une fois rendu à l'hôpital.

Lors de l'incident, le Canadian Tire ne possédait pas de défibrillateur, dont l'utilisation est enseignée dans les cours de secourisme, indique Marc-Antoine Laberge. Or, la semaine suivant l'incident, des démarches ont été entreprises pour en obtenir un.

La direction a aussi décidé d'offrir une formation de 30 minutes sur la réanimation cardiorespiratoire à plusieurs employés.

« Ces actions découlent de [ce qui est arrivé en 2012 à l'un de nos employés], affirme Marc-Antoine Laberge. Tant que tu ne te brûles pas, tu n'as pas peur de te brûler, mais une fois que tu te brûles, après [tu fais en sorte que ça n'arrive plus]. »

Le secourisme en milieu de travail est aussi davantage un sujet de discussion et de réflexion, notamment au sein du comité de prévention des accidents du magasin. D'ailleurs, ce point revient quatre fois par année lors des rencontres du comité.

« On ne peut pas l'échapper », estime Marc-Antoine Laberge.

Le Canadian Tire de Joliette emploie 160 travailleurs et, selon lui, des employés formés en secourisme sont présents pour chaque quart de travail et leur ratio répond à ce que la loi exige.

Pour Marc-Antoine Laberge, agir pour la santé et la sécurité répond à un devoir du magasin en tant que citoyen corporatif.

« Près de 2000 clients viennent nous visiter chaque jour. C'est notre devoir envers eux et envers nos employés », juge-t-il.

Comme directeur, il compte aussi donner l'exemple à ses employés et suivre la formation de secourisme en milieu de travail en janvier 2018, afin de rafraîchir les informations qu'il avait apprises lors d'une précédente formation en 2004.

« Je me fais un devoir d'être au-devant. Je suis une personne-ressource et il faut donner l'exemple », mentionne-t-il.