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Cérémonie sobre pour le jour du Souvenir à Joliette


Publié le 14 novembre 2017

COMMÉMORATION. Plusieurs dizaines de personnes étaient réunies devant le cénotaphe du parc Lajoie de Joliette le dimanche 12 novembre, à l’occasion d’une cérémonie de commémoration, en l’honneur des soldats qui ont sacrifié leur vie lors des différentes guerres.

L’activité de commémoration a débuté avec un défilé à travers les rues du centre-ville de Joliette, avec un arrêt devant l’hôtel de ville. Les anciens combattants, militaires et cadets se sont ensuite rendu au parc Lajoie, où une cérémonie est tenue chaque année en l’honneur des disparus.

Plusieurs personnalités du Grand Joliette étaient réunies sur place pour l’occasion, dont la députée provinciale Véronique Hivon et le député fédéral Gabriel Ste-Marie, plusieurs maires, ainsi que l’évêque du diocèse de Joliette, Mgr Raymond Poisson.

Plusieurs gerbes de fleurs ont été déposées devant le cénotaphe et quelques coups de canon ont été tirés. Également, tout le monde a respecté deux minutes de silence pour rendre hommage aux disparues des deux grandes guerres du 20e siècle. L’organisation, la Filiale 083 de la Légion royale canadienne, a également souligné le 100e anniversaire de la Bataille de Passchendaele, où environ 4000 Canadiens y ont perdu la vie.

L’importance de se souvenir

Rencontré sur place, le nouveau président de la Filiale 083, Michel Auger, a souligné l’importance et le symbole de ce genre de cérémonie. « C’est important de faire perdurer la mémoire de ceux qui se sont sacrifiés pour la liberté et pour protéger leur pays. Depuis plusieurs années, alors que les vétérans vieillissent, on perd un peu de l’intérêt envers l’histoire des militaires et du Canada, surtout au Québec. C’est important de sensibiliser la population, particulièrement les jeunes », explique-t-il.

D’ailleurs, depuis quelques jours, M. Auger fait la tournée des écoles de la région, afin d’aller à la rencontre des jeunes, pour donner une conférence. « Je leur explique mon histoire et l’histoire des soldats canadiens. Quand j’arrive, les jeunes semblent plus ou moins intéressés. Par contre, lorsque je sors de la classe, ils ont les yeux pétillants », souligne M. Auger.

Ce dernier collectionne des objets militaires depuis plusieurs années, dont des pièces d’équipement. « J’apporte des casques dans les classes et je laisse les jeunes les porter. La réaction est instantanée. Ils adorent ça! »

Pour M. Auger, le jour du Souvenir est également l’occasion de parler des problèmes psychologiques des anciens militaires. « On ne parle pas assez de ça. C’est encore très tabou, autant chez les militaires que dans la société. C’est important que les vétérans puissent avoir accès à des ressources, afin de trouver de l’aide. Trop souvent, ils sont laissés à eux-mêmes, car leurs blessures ne sont pas physiques, mais psychologiques », croit-il.

Michel Auger croit que les ressources mises à la disposition des militaires sont bonnes, mais ne sont pas optimales. « On peut faire mieux », conclut-il.