Saint-Michel-des-Saints, l’épicentre de l’haltérophilie dans Lanaudière

Jeux du Québec 2017


Publié le 6 mars 2017

Roxanne, Sylvain et Alix Bilodeau.

©(Photo gracieuseté)

SPORTS. Saint-Michel-des-Saints peut maintenant se vanter de développer les meilleurs haltérophiles de Lanaudière. Lors des Jeux du Québec d’Alma, on comptait cinq athlètes sur six originaires de la petite municipalité de la MRC de Matawinie, dont Roxanne Bilodeau, qui a remporté deux médailles d’argent.

« On a développé une passion pour ce sport-là à Saint-Michel-des-Saints, explique l’entraîneur du Club des Husky, Sylvain Bilodeau. Ça fait maintenant deux ans que le club a été fondé à Saint-Michel-des-Saints et déjà, on voit que les athlètes se démarquent. »

M. Bilodeau possède une impressionnante feuille de route, lui qui, avant de s’installer au nord de Lanaudière, faisait partie du Club Gros Bill de La Prairie, sur la Rive-Sud de Montréal. Cette région a d’ailleurs remporté 21 médailles en haltérophilie lors de la 52e Finale des Jeux du Québec d’Alma.

« Je me suis inspiré du programme de développement de ce club pour fonder celui à Saint-Michel-des-Saints. Tous les athlètes ont atteint leurs objectifs lors des Jeux du Québec et j’en suis très fier », note M. Bilodeau.

Le jeune club a été supporté dès sa création par la communauté de Saint-Michel-des-Saints. Le milieu scolaire, le milieu municipal et les pompiers de la municipalité ont permis au club de se doter de l’équipement nécessaire pour la mise en place du programme d’entraînement.

Roxanne Bilodeau a été désignée pour être porte-drapeau lors de la cérémonie de fermeture des Jeux du Québec.
(Photo gracieuseté)

Une histoire de famille

La 52e Finale des Jeux du Québec était également particulière pour Sylvain Bilodeau, puisque sa fille Roxanne et son fils Alix y participaient en tant qu’athlètes.

« C’était tellement plaisant de pouvoir vivre ça en famille, souligne M. Bilodeau. Disons que le papa était très émotif lors des compétitions et que parfois, ç’a été très difficile pour moi de gérer mon stress, surtout lorsque ma fille était en compétition pour une médaille. »

Roxanne souligne que de vivre les Jeux du Québec en famille était un gros avantage pour elle. « On se connaît beaucoup. Mon père et mon parrain [NDLR : également entraîneur] savent comment réagir rapidement lorsque j’éprouve des difficultés pour me motiver. Ça m’a permis d’atteindre mes objectifs et de remporter deux médailles d’argent. Je suis très fière de mes résultats », affirme-t-elle. Elle a d’ailleurs été nommée porte-drapeau pour la cérémonie de fermeture des Jeux du Québec.

Son frère était également du même avis, en ce qui a trait à la présence rassurante de ses proches. « Ça diminue le stress de savoir que ta famille est présente pour te supporter. Même si je n’ai pas gagné une médaille, je suis très satisfait de ma performance », mentionne Alix.

Sylvain Bilodeau estime qu’il est très difficile de compétitionner lors des Jeux du Québec. « Je leur lève mon chapeau, car ce n’est vraiment pas évident. C’est une ambiance complètement différente à ce qu’ils sont habitués de vivre lors de compétitions régulières. Les gens crient, il y a une grosse foule et les drapeaux se font aller. Ça rajoute un énorme stress. Ils s’en sont très bien sortis », conclut-il.