Un musée du vélo à Joliette?

Un avant-goût à l'atelier de VéloBato

Geneviève Blais infolanaudiere@tc.tc
Publié le 17 avril 2013

Ce n'est pas officiellement un musée du vélo, mais ça s'y rapproche de plus en plus. Des bicyclettes des années 1900 à aujourd'hui, d'ici et d'ailleurs, sont exposées en permanence dans l'atelier de VéloBato, à Joliette, là où sont réparés les fameux «béciks» jaunes.

Passionné de cyclisme, Jean-Marie Bourret collectionne les vélos depuis une quinzaine d'années. «Quand j'en démonte un et que je m'aperçois qu'il y a quelque chose de spécial, je le garde et le conserve.»

Il souligne que son intérêt pour les vieux modèles s'est intensifié il y a trois ans, à la suite de sa participation au Grand Tour de Vélo Québec qui se déroulait alors en Ontario. À cette occasion, le Joliettain a assisté à une exposition de bicyclettes anciennes. «J'ai pris des photos et ça m'a aidé à dater les miennes», dit-il.

Ses trouvailles sont nombreuses. Sa collection compte une quarantaine de véhicules à deux roues, dont environ 15 ont été conçus avant 1940. Il a même mis la main sur un vélo aux roues de bois datant des années 1900-1910. M. Bourret explique avoir trouvé des bécanes dans les vidanges, dans des marchés aux puces et lors de rencontres imprévues. «Je suis toujours à la recherche de vélos et de pièces anciennes», souligne-t-il.

Depuis le début de l'année, des bicyclettes lui appartenant sont mises en valeur dans l'atelier de VéloBato. Elles sont suspendues dans le local, aux côtés de celles appartenant à l'école Barthélemy-Joliette. Les modèles sont d'origine canadienne, allemande, hollandaise, chinoise, japonaise et italienne. Ils ont tous un système de freinage, un mécanisme ou une structure qui sort de l'ordinaire.

L'une des plus grandes fiertés de Jean-Marie Bourret est ce vélo super-léger italien datant des années 1960 sur lequel on reconnaît la marque des anneaux olympiques. «C'est peut-être un vélo qui a participé aux Jeux olympiques ou une édition qui a été émise à cette occasion», dit-il.

Le collectionneur invite les gens à venir visiter cette exposition. Il lance également un appel aux personnes qui auraient à la maison de vieilles bécanes. Plutôt que de les laisser traîner dans le garage ou de les envoyer aux vidanges, ils peuvent les laisser à l'atelier qui est accessible par la rue Lépine. M. Bourret se dit également prêt à acquérir de nouvelles merveilles.