Sections

Une victime alléguée affirme avoir été « vendue sexuellement pour 100 $ »


Publié le 8 septembre 2017

Georges Provost est accusé d'avoir commis des agressions sexuelles violentes à l'encontre de ses victimes alléguées.

©Photo TC Media - Archives

« Il m'avait vendue sexuellement pour 100 $ à [un autre homme] », a-t-elle dit, devant le juge Jean-Jacques Gagné, au palais de justice de Joliette.

Pas le choix

Selon elle, elle n'a pas eu le choix de se soumettre à la volonté de Georges Provost et a dû faire des fellations à cet autre homme à deux ou trois reprises.

« Il a payé une fois et après ça, c'était comme acquis », a-t-elle ajouté.

Selon elle, Georges Provost aurait aussi participé à certains des ébats en masturbant l'autre homme.

Plusieurs accusations

Georges Provost, 45 ans, de Saint-Michel-des-Saints, fait face à 21 chefs d'accusation en lien avec cinq victimes alléguées, dont dix concernent celle-ci.

Il est accusé de l'avoir agressé sexuellement, d'avoir commis des voies de fait à son endroit, dont certains lui auraient infligé des blessures, de l'avoir séquestrée, de l'avoir menacée et de l'avoir forcée à commettre un geste de bestialité.

Les évènements se seraient déroulés au cours des dernières années dans Lanaudière.

Contre-interrogée

Cette victime alléguée a terminé son témoignage en matinée et a par la suite été questionnée sur la teneur de ses propos par l'avocat de la défense, lequel tentait vraisemblablement de tester sa crédibilité.

Il lui a aussi demandé si elle avait pensé aller porter plainte à la police au moment où les évènements qu'elle allègue seraient survenus.

« Non, parce que je ne voulais pas passer devant le tribunal justement, a-t-elle entre autres répondu. Ce ne sont pas les bonnes personnes qui se font questionner. »

Celle-ci a porté plainte en mars 2015 à la police, des années après que certains évènements qu'elle allègue seraient survenus. Georges Provost avait été arrêté quelques jours plus tard, le 31 mars 2015. Il est détenu depuis.

Le contre-interrogatoire de cette victime alléguée a pris fin le 6 septembre et une autre des cinq victimes alléguées est venue témoigner concernant l'agression sexuelle dont elle aurait été victime par Georges Provost.