D'abord reporté, le procès d'un présumé agresseur sexuel est remis


Publié le 13 avril 2017

Georges Provost est accusé d'avoir commis des agressions sexuelles violentes à l'encontre de ses victimes alléguées.

©Photo TC Media - Archives

JUSTICE. D'abord reporté de quelques jours pour lui permettre de se trouver un avocat, le procès du présumé agresseur sexuel de Saint-Michel-des-Saints, Georges Provost, a finalement été remis. 

Le procès de l'ex-musicien de 45 ans accusé d'avoir commis des agressions sexuelles et des gestes violents à l'encontre de cinq victimes alléguées devait commencer le 6 avril dernier et durer 12 jours au palais de justice de Joliette.

Or, l'accusé s'est retrouvé sans avocat deux semaines avant que son procès ne débute. Un avocat avait été nommé d'office par la cour pour contre-interroger les cinq victimes alléguées, mais il devait assumer sa défense seule.

Or, quelques minutes avant que le procès commence avec le témoignage d'une de ses victimes alléguées, l'accusé a demandé à être représenté par un avocat pour son procès. Jugeant ce droit fondamental, le juge a suspendu l'audience afin de lui permettre de discuter avec l'avocat nommé par la cour.

Il avait d'abord été décidé de reporter le procès à la semaine suivante. L'enquêteur au dossier devait témoigner le 12 avril et les témoignages des victimes devaient commencer le 18 avril. Or, le juge a finalement décidé de remettre complètement le procès.

Selon des informations obtenues par TC Media le 10 avril, l'avocat nommé par la cour n'avait pas pris le mandat de défendre l'accusé à ce moment.

Georges Provost doit revenir en cour la semaine prochaine.  Il fait face à quinze chefs d'accusation, dont six accusations d'agression sexuelle et deux accusations de contacts sexuels. Il est aussi accusé d'avoir forcé l'une de ses présumées victimes à commettre un acte de bestialité, ainsi que de séquestration, de voies de fait, d'agression armée, de menaces de mort et d'agression armée ayant causé des lésions corporelles.

Les évènements reprochés se seraient déroulés au cours des dernières années à Saint-Michel-des-Saints et à Saint-Zénon, deux municipalités situées dans le nord de Lanaudière.

L'accusé avait été arrêté le 31 mars 2015 par la Sûreté du Québec.  Il est détenu préventivement depuis son arrestation.