Roger Savard passera Noël en liberté

Sa cause remise à cause de l'incendie qui a ravagé son commerce

Valérie Houle valerie.houle@tc.tc
Publié le 21 décembre 2016

Roger Savard a plaidé coupable à plusieurs accusations de nature sexuelle déposées contre lui, le 14 septembre, au palais de justice de Joliette.

©Photo TC Media - Archives

JUSTICE. Les représentations sur la peine de Roger Savard, ce propriétaire de dépanneur de Saint-Jacques-de-Montcalm qui a plaidé coupable à de multiples crimes sexuels, ont été reportées au mois d'avril puisqu'un incendie a ravagé le dépanneur de l'accusé la semaine dernière.

Roger Savard était tout de même présent au palais de justice de Joliette mercredi matin, alors que son avocate, Me Lambert, a expliqué au juge la situation de son client.

Incendie suspect

La semaine dernière, le Dépanneur St-Jacques, dont Roger Savard était toujours propriétaire, a été ravagé par les flammes aux petites heures du matin. Après avoir longtemps lutté contre l'incendie, les pompiers n'ont toutefois pas réussi à sauver la bâtisse, qui s'est effondrée.

En plus du dépanneur, l'immeuble abritait trois logements, dont celui de Roger Savard.

L'enquête a ensuite été confiée à la Sûreté du Québec, car l'incendie est considéré comme suspect. Quelques semaines auparavant, un autre début d'incendie s'était déclaré dans un conteneur juste à côté du commerce de Roger Savard.

Étant donné la situation précaire de l'accusé, la demande de remise pour motif humanitaire a été acceptée par le juge Jean Roy.

Multiples délits sexuels

Le 14 septembre dernier, le propriétaire du Dépanneur Saint-Jacques, âgé de 60 ans, a reconnu avoir agressé sexuellement trois victimes, dont deux d'âge mineur, en 2012 et 2013, au sein même de la municipalité où il habite.

L'accusé aurait alors attiré ses victimes dans son logement au-dessus de son commerce, où les agressions se seraient produites.

Roger Savard a aussi avoué avoir produit et possédé de la pornographie infantile au cours de la même période. Il avait été arrêté le 18 juillet 2013 en lien avec ces crimes.

Finalement, il a aussi plaidé coupable à deux accusations pour avoir omis de se conformer à une condition d'une promesse ou d'un engagement de remise en liberté pour lesquelles il a obtenu une peine de 12 mois avec sursis et une probation de deux ans.

Roger Savard reviendra en cours le 18 avril 2017 pour que les avocats puissent débattre des représentations sur la peine.