Deux artistes de grand talent à la Galerie Archambault de Lavaltrie

Geneviève Quessy infolanaudiere@tc.tc
Publié le 10 octobre 2013

La Galerie Archambault a fait un pari audacieux: jumeler au sein d'une même exposition les éblouissantes œuvres de verre de Stephen Pon et les tableaux pleins de vie de Patricia Bellerose. Une association inusitée, en mesure de réjouir l'âme et le cœur de tous les publics.

Ainsi jusqu'au 30 octobre, les salles colorées de la Galerie Archambault, sise au 1303, rue Notre-Dame, à Lavaltrie, accueillent les deux artistes originaires de la région et la totalité de leurs oeuvres disponibles.

Pour Patricia Bellerose, ces 50 tableaux représentent sa production des 6 derniers mois. La prolifique jeune artiste, dont les tableaux révèlent une maturité artistique étonnante, n'a pas peur de dire qu'elle va à contre-courant des discours communément entendus dans le milieu des arts contemporains, en traquant sciemment la beauté. «Ce que je cherche, avant tout, c'est à révéler la beauté du monde. Vous savez, les expositions de peintres impressionnistes font encore courir les foules! La beauté aura toujours un sens, même si ce n'est plus valorisé dans le milieu de l'art conceptuel. Ce style de peinture revient d'ailleurs en force aux États-Unis, donc je crois que ce n'est qu'une question de temps avant que la tendance parvienne jusqu'à nous.» Patricia Bellerose participerait donc à un renouveau dans le domaine de l'art pictural. Les amateurs présents au vernissage semblaient bien au courant de ce fait puisqu'on entendait chuchoter de tous côtés «qu'il faut profiter du fait que ses tableaux sont encore achetables».

Les petits personnages des œuvres de verre de Stephen Pon, eux, continuent leur voyage sur la rivière métaphorique de la vie, thème de son univers onirique. Travaillant dans les tons de noir et de blanc en intégrant trois techniques, le verre soufflé, la pâte de verre et le coulage en sable, l'artiste de Lavaltrie a récemment intégré la couleur bleue. Toujours aussi mystérieuses, ses pièces de verre captivent et fascinent, semblant irradier une lumière qui leur est propre. Racontant la solitude de l'Homme au travers du grand voyage qu'est la vie, elles témoignent aussi de la présence des éléments. L'art du verre commande la maîtrise du feu, du froid, du temps et du vent. Certaines pièces peuvent passer jusqu'à 2 mois au four. L'artiste doit alors sans relâche en maîtriser la température, puisqu’un subtil changement de degré lors de la cuisson induit une trace dans le verre, dont la transparence, par la suite, dépendra de la vitesse de refroidissement.

Que vous connaissiez ou pas ces deux artistes de chez nous, courez vite voir cette exposition, car il est certain qu'un jour pas si lointain, leurs oeuvres seront bien plus difficiles à rassembler. En effet, ils font déjà partie des grands.