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Un colloque sur la dysphasie à Joliette

Des conférences pour en apprendre davantage


Publié le 11 septembre 2017

Lors du point de presse: Josée Lemay, directrice à Dysphasie Lanaudière; Josée Grégoire, conférencière; Véronique Hivon, députée de Joliette et présidente d'honneur du colloque; Anne Barbusci, agente de soutien à l'intégration socioprofessionnelle pour personnes dysphasiques et Claudine Levasseur, présidente du conseil d'administration à Dysphasie Lanaudière.

©Photo TC Media - Caroline Morneau

TROUBLE DU LANGAGE. Un deuxième colloque organisé par Dysphasie Lanaudière portant sur la dysphasie et la dyspraxie verbale se déroulera le 14 octobre prochain, au Cégep régional de Lanaudière à Joliette. Le but: permettre aux parents, aux jeunes et aux intervenants de s'outiller et d'en apprendre davantage sur le sujet.

De 8 h 30 à 16 h30, dix conférenciers, dont un éducateur spécialisé, une neuropsychologue, une sexologue et autres spécialistes, aborderont des thèmes qui concernent les personnes présentant un trouble du langage.

Il sera question des services accessibles pour ces personnes, des outils technologiques à leur portée, mais aussi des difficultés qu'elles rencontrent au quotidien, spécialement lorsqu'elles arrivent à l'âge adulte.

« Les chemins qui mènent vers l'autonomie sont souvent plus limités et ardus, mais ils existent. Nous sommes contents cette année d'aborder des sujets qui s'adressent aux adultes dysphasiques. On parlera de logement, de sexualité, d'accès au milieu du travail et de scolarisation, par exemple », énumère Anne Barbusci, agente de soutien à l'intégration socioprofessionnelle pour les adultes dysphasiques, à Dysphasie Lanaudière.

Josée Grégoire, qui a reçu un diagnostic du trouble en 2015, parlera notamment de son expérience. Elle démontrera que les gens dysphasiques peuvent réussir et trouver leur place dans la société, en faisant preuve de persévérance.

« Ça n'a pas été facile pour moi, explique-t-elle lors d'un point de presse tenu le 11 septembre, mais j'ai réussi à terminer mes études collégiales en éducation spécialisée. Je travaille présentement dans le domaine. »

En plus d'outiller et d'informer, les conférenciers tenteront de démystifier le phénomène et de le faire connaître à la population, afin de développer des services. Bien que le nombre de diagnostics serait en hausse, les ressources demeureraient limitées.

« J'ai trois enfants, dont deux qui ont des besoins particuliers. L'un est autiste et l'autre est dysphasique. Je reçois beaucoup plus de services et d'argent pour mon enfant autiste que pour mon enfant dysphasique. Pourtant, ce sont deux troubles neurologiques qui entraînent des difficultés d'apprentissage et d'intégration comparables », témoigne pour sa part Claudine Levasseur, présidente du conseil d'administration à Dysphasie Lanaudière.

Qu'est-ce que la dyspraxie et la dysphasie?

Concrètement, la dysphasie et la dyspraxie verbale sont deux troubles d'origine neurologique qui affectent le langage. Dans le cas de la dyspraxie verbale, il s'agit de l'inaptitude à positionner correctement la langue, les lèvres, la mâchoire et les cordes vocales pour parler.

Quant à la dysphasie, elle affecte la capacité à communiquer et à comprendre les informations.

Dans Lanaudière, difficile d'estimer combien de personnes sont affectées par un trouble de langage, puisque plusieurs ne recevront jamais de diagnostic.

À noter que le colloque est accessible à tout le monde. Pour informations ou pour s'inscrire: dysphasielanaudiere.org.