Un diplôme qui ouvre les portes de la confiance et du bonheur

Mélissa Blouin melissa.blouin@tc.tc
Publié le 17 octobre 2016

Maude Tremblay a reçu son diplôme au printemps dernier.

©(Photo TC Media- Mélissa Blouin)

TÉMOIGNAGE. «Avez-vous déjà vécu le sentiment d’être à la bonne place, au bon moment ? D’avoir l’impression qu’à partir de ce moment, le vent allait tourner ? Pour ma part, je l'ai vécu lors de ma rencontre d’information au service de la reconnaissance des acquis et des compétences (RAC) du cégep régional de Lanaudière», a commenté Maude Tremblay de Chertsey.

Le retour aux études de cette femme de 43 ans lui a permis de s'épanouir et d'avancer dans sa vie quotidienne en plus de se trouver un travail qu'elle aime réellement. En effet, cette mère de famille occupait un emploi à temps partiel qui ne la satisfaisait plus et bien qu'elle détienne un baccalauréat en psychosociologie de la communication, elle n'arrivait pas à intégrer le marché du travail dans le domaine qui l'intéressait, soit la bureautique.

«Je voulais un travail qui corresponde à ce que j'aime faire, c'est-à-dire organiser et gérer de la paperasse, écrire des textes et faire de la correction, mais quand j'appliquais sur des postes, j'avais l'impression que de ne pas avoir de diplôme en secrétariat me bloquait.»

Mme Tremblay avait pensé quelquefois retourner aux études, mais ses trois enfants et son emploi rendaient son horaire déjà très chargé. C'est finalement la reconnaissance d'acquis qui l'a convaincue de poursuivre ses démarches puisque cela lui offrait une grande liberté et flexibilité et qu'elle pouvait compléter son diplôme à son rythme.

À l'été 2012, elle s'est donc inscrite au DEC en techniques de bureautique-coordination de travail de bureau. Après que l'équipe de la RAC ait évalué toutes les compétences qu'elle avait acquises par ses expériences de travail ou ses études antérieures, elle a constaté qu'il ne lui manquait que 50% du programme à faire.

«De démontrer à mes enseignants que je maîtrisais habilement plusieurs des éléments du programme m’a permis de prendre conscience de tout ce que j’avais réalisé auparavant et m’a donné la confiance nécessaire pour aller de l’avant. J’étais maintenant capable d’exprimer de quelle façon mes compétences pourraient profiter à un employeur et je connaissais beaucoup mieux mes forces, mais aussi mes faiblesses. »

Une confiance qui rapporte

Maude Tremblay a constaté qu'elle était beaucoup plus confiante en entrevue et, moins d'un an après avoir entamé le processus du DEC, elle a obtenu un emploi en secrétariat à la commission scolaire, un poste qu'elle convoitait depuis des années. Toutefois, elle trouvait important de terminer sa démarche.

«Le soir, après le travail, à la maison et au bureau, ma famille et mes collègues m’ont vu travailler sans cesse dans le but de réussir mes évaluations. Presque quatre ans à rédiger des travaux, à écouter des tutoriels de logiciels, à faire des tests de français et d’anglais et à discuter avec mes enseignants-soutien.»

Le plus difficile pour elle a été de refaire son épreuve uniforme de français et de garder sa motivation tout au long du processus, mais ses enfants de 18, 15 et 13 ans ont réussi à lui donner la persévérance nécessaire. «Pour eux c'étaient drôle d'avoir leur mère qui faisait des travaux et quand j'avais une belle note j'étais contente de leur dire! »

Finalement, grâce à son travail et à l'équipe de la RAC, Mme Tremblay a reçu la confirmation de sa diplomation le 7 avril dernier. Ce qui lui permet d’exceller dans son travail, «ce que j'ai appris, je m'en sers tous les jours.»