Saint-Pierre Sud: le marécage sera partiellement préservé

Alain Beauchamp a obtenu tous les permis

Alexis Beaudet infolanaudiere@tc.tc Publié le 23 mars 2012

Le projet de construction qui a emmené une dizaine de citoyens au conseil municipal de Joliette, le 19 mars dernier, verra non seulement le jour, mais il se fera en respect de l'environnement, assure le promoteur Alain Beauchamp.

«C'est dans mon intérêt de préserver ça le plus possible, dit M. Beauchamp. C'est mon argument de vente». Et pour cause, puisque le projet domiciliaire est en bordure de la rivière l'Assomption et voisine le parc Riverain. «Il n'était pas question de tout raser», dit-il en s'étonnant des réactions entraînées par son projet.

Selon la biologiste Josiane Reynolds, des consultants Bafa, seules les zones de moindre intérêt écologique seront remblayées. «C'est la partie où il y a moins de végétation, dit-elle, et on va compenser cette perte par le don d'une portion boisée à la Ville de Joliette».

La biologiste fait remarquer que la Ville aurait pu refuser le projet, mais que le don de boisé en bordure du milieu humide assure sa viabilité à longue échéance. «Parfois, les promoteurs donnent des terrains éloignés, or, dans le cas présent, le boisé va permettre à la faune et à la flore du marécage de progresser».

«On en conclut que le milieu humide est protégé et répond à nos normes», indique pour sa part le directeur régional de l'analyse et de l'expertise du ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs. Le 29 février dernier, M. Beauchamp recevait donc son certificat d'autorisation.

Compensation

Ainsi, le marécage de 0,4 hectare sera amputé de 0,13 hectare pour la construction d'une rue et d'un terrain résidentiel. Un autre petit marécage de 0,1 hectare sera entièrement enseveli, mais Mme Reynolds argue que son intérêt écologique est négligeable.

En échange, le promoteur a donné 0,25 hectare de boisé en bordure du site le plus vivant du marécage. Pour assurer la viabilité écologique des zones préservées, le ministère exige également plusieurs mesures de contrôle.

Par exemple, M. Beauchamp devra construire une clôture ou une barrière végétale autour de celles-ci et aucun empiétement n'aura lieu pendant les travaux. Quand il s'agira de construire à proximité du milieu humide, on construira une barrière de sédiments et la construction par temps pluvieux devra être évitée.

Le bris d'une de ces conditions pourrait coûter de grosses amendes à M. Beauchamp, en vertu de la loi 89 adoptée le 1er février dernier. «C'est assez compliqué obtenir un permis dans un milieu comme ça, je peux vous assurer que ce sera fait dans les règles», dit le principal intéressé.

Saint-Pierre Sud: le marécage sera partiellement préservé

Alain Beauchamp a obtenu tous les permis

Alexis Beaudet infolanaudiere@tc.tc Publié le 23 mars 2012

Le projet de construction qui a emmené une dizaine de citoyens au conseil municipal de Joliette, le 19 mars dernier, verra non seulement le jour, mais il se fera en respect de l'environnement, assure le promoteur Alain Beauchamp.

«C'est dans mon intérêt de préserver ça le plus possible, dit M. Beauchamp. C'est mon argument de vente». Et pour cause, puisque le projet domiciliaire est en bordure de la rivière l'Assomption et voisine le parc Riverain. «Il n'était pas question de tout raser», dit-il en s'étonnant des réactions entraînées par son projet.

Selon la biologiste Josiane Reynolds, des consultants Bafa, seules les zones de moindre intérêt écologique seront remblayées. «C'est la partie où il y a moins de végétation, dit-elle, et on va compenser cette perte par le don d'une portion boisée à la Ville de Joliette».

La biologiste fait remarquer que la Ville aurait pu refuser le projet, mais que le don de boisé en bordure du milieu humide assure sa viabilité à longue échéance. «Parfois, les promoteurs donnent des terrains éloignés, or, dans le cas présent, le boisé va permettre à la faune et à la flore du marécage de progresser».

«On en conclut que le milieu humide est protégé et répond à nos normes», indique pour sa part le directeur régional de l'analyse et de l'expertise du ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs. Le 29 février dernier, M. Beauchamp recevait donc son certificat d'autorisation.

Compensation

Ainsi, le marécage de 0,4 hectare sera amputé de 0,13 hectare pour la construction d'une rue et d'un terrain résidentiel. Un autre petit marécage de 0,1 hectare sera entièrement enseveli, mais Mme Reynolds argue que son intérêt écologique est négligeable.

En échange, le promoteur a donné 0,25 hectare de boisé en bordure du site le plus vivant du marécage. Pour assurer la viabilité écologique des zones préservées, le ministère exige également plusieurs mesures de contrôle.

Par exemple, M. Beauchamp devra construire une clôture ou une barrière végétale autour de celles-ci et aucun empiétement n'aura lieu pendant les travaux. Quand il s'agira de construire à proximité du milieu humide, on construira une barrière de sédiments et la construction par temps pluvieux devra être évitée.

Le bris d'une de ces conditions pourrait coûter de grosses amendes à M. Beauchamp, en vertu de la loi 89 adoptée le 1er février dernier. «C'est assez compliqué obtenir un permis dans un milieu comme ça, je peux vous assurer que ce sera fait dans les règles», dit le principal intéressé.