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Les chemins de campagne pour faire du tourisme différemment

Julie Roy par Julie Roy
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Article mis en ligne le 5 avril 2007 à 10:19
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Les chemins de campagne pour faire du tourisme différemment
Le CDBL a réussi grâce à plusieurs années d’efforts à monter tout un réseau qui offre aux tourismes la chance d’explorer la campagne lanaudoise. Karine Charpentier présente le coffret des fiches-recettes et la carte les chemins de campagne. - Photo Julie Roy
Les chemins de campagne pour faire du tourisme différemment
À partir d’une fromagerie, la route se poursuit pour nous conduire à une bergerie, en passant par une courgerie et au détour des jardins nous accueillent de même que le fumet d’un bon repas champêtre. Chaque endroit, chaque détour nous offre la chance unique de faire un tourisme différent dans la région de Lanaudière et tout cela grâce à la carte des chemins de campagne.

Le Conseil de développement bioalimentaire de Lanaudière (CDBL) supporte depuis près de dix ans le tourisme rural et agrotouristique qui est en plein essor dans la région de Lanaudière. Cette année, la carte les chemins de campagne, qui est le principal outil de promotion, comptera 54 annonceurs dont 34 agroalimentaires et agrotouristiques et proposera 5 circuits. Distribuée à près de 100 000 copies, la carte est produite par Tourisme Lanaudière en collaboration avec d’autres partenaires et est disponible, entre autres, dans le bureau touristique, dans le magazine Coup de pouce et sur le site Internet.

Le Conseil qui gère le réseau n’accueille cependant pas qui veut dans le monde de l’agrotourisme comme le souligne Karine Charpentier, coordonnatrice agrotourisme et tourisme rural au CDBL. « Les entreprises doivent présenter une majorité des produits lanaudois et avoir un point de vue touristique. De même, elles doivent respecter certaines normes de sécurité, d’accueil, d’affichage. Par exemple, il faut avoir un lieu d’accueil et être ouvert du jeudi au dimanche de 10 h à 17 h. » Ce dernier point est semble-t-il le plus difficile, car bon nombre d’entreprises avaient l’habitude de fonctionner sur appel ou étaient fermées le dimanche. Pour être sûr du respect de ces règles, le CDBL vérifie lui-même les entreprises au moins une fois durant la période estivale. La formule semble fonctionner, car même si aucune statistique n’est disponible, les entreprises constatent que leur taux d’achalandage a doublé depuis la création de la carte.

À l’heure actuelle, un certain nombre d’entreprises agroalimentaires ne sont pas sur la carte des chemins de campagne, mais elles en ont le potentiel. Aux cours des cinq prochaines années, le CDBL estime d’ailleurs qu’une quinzaine pourraient venir grossir les rangs des entreprises qui s’affichent sur la carte. Plusieurs autres vendent à la ferme, mais elles ne sont considérées comme touristiques. Malgré tout, elles seront répertoriées dans un guide que le CDBL réalisera au cours de l'année.

Le CDBL n’offre pas uniquement une carte, il a développé au cours des ans des fiches- recettes avec des produits lanaudois. Il organise également des voyages d’études à l’intention des agriculteurs et des transformateurs. Mais l’un de ses atouts principaux reste le réseau de contacts qui gravite en son sein. « Grâce au réseau, les entreprises sont moins isolées. Elles se connaissent, s’entraident et se réfèrent mutuellement. Elles peuvent, par exemple, donner des conseils sur le meilleur endroit pour trouver des petits pots. »

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