Les frères Riquier, propriétaires de l'entreprise de Saint-Thomas, se posent beaucoup de questions: Doivent-ils poursuivre l'officier en question? Portent-ils le chapeau pour quelqu'un d'autre ? Cette affaire nuira-t-elle à leur entreprise? Pourquoi cette demande a-t-elle été formulée? Seront-ils payés pour le travail fait?
- photo Jean Chevrette
Asphalte Lanaudière se dit victime de sa bonne foi
Joliette refuse de payer
Les propriétaires d'Asphalte Lanaudière Inc., André jr et Serge Riquier, se disent victimes de leur bonne foi dans le dossier d'asphaltage de la Place du Marché du centre-ville de Joliette. Les frères Riquier se demandent s'ils ne paient pas pour les erreurs commises par une tierce personne et mises à jour dans un règlement de comptes entre politiciens.
L'affaire est directement reliée à la requête déposée par M. Bernard Gagnon en cour supérieure contre MM. Lozeau et Laurin, lesquels seraient, selon les allégations de M. Gagnon, inaptes à siéger conséquemment, pour le premier, à un conflit d'intérêt et pour le second pour la contravention à la loi des cités et villes. Des travaux d'asphaltage ont été accomplis en juillet 2009 au centre-ville de Joliette sans qu'il y ait eu adoption d'une résolution à cet effet.
Rappel des faits
MM. Riquier, propriétaires d'Asphalte Lanaudière inc., ont télécopié une soumission pour accomplir les travaux d'asphaltage de la place du Marché . «C'est la première fois que nous faisions affaire avec la Ville. C'était à leur demande. Pour Joliette, c'était pressant, car l'inauguration était prévue pour le début d'août. » Selon les dire d'André Riquier, ils ont appris, par un téléphone de M. Joly, l'obtention du contrat. «Nous étions surpris, on pensait que ce serait un autre qui l'aurait et nous ne savions pas qu'il fallait une résolution du conseil, car c'était la première fois que nous faisions affaire avec la Ville et ils étaient pressés de finir les travaux. Nous avions totalement confiance, quand même la ville de Joliette c'est sérieux.»
Tous les bons de livraisons d'asphalte ont bel et bien été signés par Jonathan Joly de la ville de Joliette et une facture de 39 615.29$ est envoyée le 31 juillet. Le 8 août, le centre-ville rénové de Joliette est inauguré. Les semaines passent et la facture est impayée.
En novembre, la facture est toujours impayée. «Une facture de presque 40 000$, c'est pas rien. Nous sommes en affaires depuis 10 ans et nous avons une bonne réputation. Après avoir parlé avec M. Joly de la Ville en novembre, il nous a dit qu'il semblait y avoir des choses de pas claires.»
Le 18 décembre, M. Gagnon dépose sa requête en cour supérieure et allègue que le maire Laurin a contrevenu à la loi des cités et villes en accordant le contrat à Asphalte Lanaudière inc.
Le 18 janvier, Asphalte Lanaudière inc. reçoit une lettre signée de Me Pierrick Sylvestre, greffier de la Ville de Joliette. On peut y lire que la Ville reconnaît d'emblée que les travaux ont été accomplis et que ceux-ci apparaissent être de qualité. Cependant, les travaux ont été accomplis sans qu'une procédure d'appel d'offres conforme aux dispositions de la loi ne soit lancée et qu'une résolution ne l'autorise. «L'analyse du dossier révèle plutôt que c'est un officier de la municipalité qui a réclamé et autorisé ces travaux, sans que celui-ci ne dispose des prérogatives nécessaires pour agir ainsi.» Et la lettre se termine en précisant que «la Ville ne procédera pas au paiement de votre facture.»
«Avec tout ce qui se passe à Montréal avec les enveloppes brunes, nous, on passe pour quoi? Nous avons bien fait le travail, de bonne foi et on a fait confiance à la Ville de Joliette» de conclure les frères Riquier.
Michel Landry
Commentaire mis en ligne le 5 février 2010J'aimerais bien avoir la version de M.Joly!!!