Marie-Josée Lorrain et Éloïse Tremblay.
Photo Geneviève Blais
«Il y a beaucoup de chemin à faire» - Marie-Josée Lorrain
Encore plusieurs informations inaccessibles pour les handicapés visuels
Simples en apparence, des gestes comme lire la posologie des médicaments ou vérifier la date d'expiration d'un aliment peuvent vite tourner au cauchemar pour une personne qui a un handicap visuel. «Il y a beaucoup de chemin à faire», dit Marie-Josée Lorrain, qui est fréquemment confrontée à ces difficultés.
Dans le cadre de la Semaine de la canne blanche, qui se déroule du 7 au 13 février, elle lance un appel aux municipalités et autres organisations qui, par des initiatives peu coûteuses, ont le pouvoir d'améliorer le quotidien des gens qui ont un problème de vision.
«C'est dur de se repérer dans les feuillets publicitaires, dans certains lieux publics et même dans les sites Internet», dit-elle.
Les personnes qui ont une canne blanche ne sont pas nécessairement aveugles. Au contraire, la majorité d'entre elles ont un résidu de vision. Des outils comme la loupe ou la télévisionneuse leur permettent de consulter et de lire des informations. Mais ces aides techniques ne font pas de miracles…
Si les lettres sont collées l'une à l'autre, que la police utilisée est très petite ou que sa couleur n'est pas assez contrastée, l'individu n'a souvent d'autres choix que de demander de l'aide pour s'y retrouver.
«Parfois, les documents sont disponibles, mais ils ne sont pas accessibles», mentionne Éloïse Tremblay, coordonnatrice de l'Association des personnes handicapées visuelles de Lanaudière (APHVL).
Elle suggère aux organismes de grossir leur pancarte et d'utiliser des tons plus contrastés. Elle les invite aussi à inscrire les informations qu'elles souhaitent rendre publiques dans un fichier Word, en gros caractère, en utilisant la police Verdana.
Mme Tremblay propose également aux municipalités de faire analyser leur page web, pour s'assurer que les personnes amblyopes puissent y avoir accès.
Le site Internet de la Ville de Joliette, par exemple, ne serait pas complètement accessible.
«C'est la façon dont le site est construit et structuré qui pose problème, mais on sent qu'il y a une ouverture d'esprit et un désir de briser les barrières pour les personnes handicapées», soutient Éloïse Tremblay.
«Nous sommes là pour aider les organisations. Nous sommes avec eux et non pas contre eux. Nous voulons que ça s'améliore pour vrai», ajoute Mme Lorrain.
Maurice Sourdif
Commentaire mis en ligne le 7 février 2010Ceci devrait etre une priorité pour un gouv. de premiere instance d/adapter ses systemes aux handicapés visuels et d/améliorer le quotidien de tous les handicapés.Il ne faut pas les sensibiliser, mais les obliger, car tout gouv. actuel est déconnecté de la réalité.Ca coute trop cher et ca rapporte rien.On appelle ca administrer.