Pierre Lanthier (Photo Jean Chevrette)
Des correctifs s'imposent
Témoignage de l'un des auteurs
«J'endosse mon travail. Je m'excuse pour les erreurs dans le livre (Histoire de Lanaudière). Ce serait tout à fait approprié qu'une liste des correctifs soit réalisée.»
Professeur d'histoire à l'Université du Québec à Trois-Rivières, Pierre Lanthier est l'un des cosignataires du volume publié à la fin 2009.
M. Lanthier avait déjà relevé quelques coquilles dans le livre mais a été estomaqué lorsque L'Action lui a fait consulter la liste des députés. «Visiblement, quelqu'un a mal fait son travail», a-t-il aussitôt admis.
Selon un communiqué de l'Institut national de la recherche scientifique, l'INRS, les projets d'histoire régionale nécessitent de quatre à cinq ans. Celui de Lanaudière en a pris plus de huit.
«Ce fut tout un dossier. Il y avait beaucoup de petites études locales mais peu de mémoires, comme en Mauricie, d'où le prolongement des travaux.»
Le nom de l'auteur et enseignant Christian Morissonneau apparait sur un fascicule en vue de promouvoir cette œuvre mais non sur la couverture finale. «En cours de route, M. Morissonneau a décidé de s'investir dans d'autres projets. D'un commun accord, nous avons décidé de poursuivre sans lui», résume Pierre Lanthier.
Les auteurs ont eu recours à plusieurs étudiants en histoire de l'UQTR pour les recherches. Les noms des Lanaudois Alexandre Riopel, Jean-Robert Thuot, Nathalie Myall et Nancy Gadoury viennent aussitôt à l'esprit de l'enseignant.
Celui-ci n'était pas en mesure d'élaborer sur le budget du volume. «Nos besoins financiers, a-t-il toutefois précisé, ont été rencontrés.»
Les auteurs ont privilégié les textes aux photographies. Le manuscrit final, souligne-t-il, est aussi enrichi de nombreuses cartes qui prennent autant de place que des photos. La signature graphique d'Histoire de Lanaudière est conforme à celles des autres régions de la collection. «Nous devions privilégier une photo grand format pour lancer chaque chapitre. Pour ce qui est des dimensions des autres photos utilisées, les décisions ont été lors du montage par les Presses de l'Université Laval. Consacrer plus d'espace aux photos ou ajouter un chapitre, comme je l'aurais aimé sur le monde ouvrier et le syndicalisme, nous aurait menés vers une œuvre de 1 000 pages. Ça aurait été énorme.»
Les derniers correctifs, a-t-il confié, ont été effectué par un résident de Québec.
Louis Pelletier
Commentaire mis en ligne le 11 février 2010Deux de huit