Encore beaucoup de Lanaudois sont accrochés à la cigarette.
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Plus d'un Lanaudois sur quatre fume la cigarette
Le tabac aussi populaire qu'en 2003
La lutte contre le tabagisme est loin d'être gagnée. Dans Lanaudière, 28,6 % des gens fument la cigarette, soit plus d'un citoyen sur quatre. Et rien n'indique que ce nombre diminuera au cours des prochaines années. Au contraire. Ici, en 2008, le tabac a séduit deux fois plus de jeunes qu'en moyenne, au pays.
Analyste pour Statistique Canada, Julie Mandeville a examiné les données recueillies par le biais de l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC).
«Par rapport aux échelles provinciale (23,3 %) et nationale (21,4 %), la proportion de fumeurs (28,6 %) est plus grande dans Lanaudière. Quand on regarde les chiffres de plus près, on remarque que le nombre de femmes qui fument (27,8 %) est également supérieur à la moyenne canadienne (18,5 %). Cela a certainement un impact sur le taux de tabagisme», explique-t-elle.
Ce qui est particulier dans la région, c'est que depuis 2003, la cigarette n'a pas fait plus d'adeptes, ni moins. Autrement dit, la Loi sur le tabac et les campagnes de sensibilisation n'ont pas incité les Lanaudois à écraser la clope.
Pas plus qu'elles n'ont convaincu les jeunes de 12 à 19 ans des méfaits de la nicotine. Mme Mandeville précise que près du quart des adolescents fument, soit deux fois plus que la moyenne canadienne (11,4 %).
«C'est un pourcentage qui se maintient. En 2003, la proportion de jeunes fumeurs était de 24,3 % dans Lanaudière. Ce n'est pas une nouvelle positive en soi, étant donné que l'on souhaite que les gens délaissent la cigarette», dit-elle.
Mais tout n'est pas noir. Des progrès ont été remarqués en ce qui a trait à l'exposition à la fumée secondaire dans les lieux publics, évidemment, mais aussi à l'intérieur des domiciles.
«La loi entrée en vigueur en 2006 semble avoir eu une influence auprès des ménages lanaudois. En 2008, 9,5 % des non-fumeurs ont dit avoir été en contact avec de la fumée secondaire à la maison. En 2003, cette proportion était de 20,9 %», précise Julie Mandeville.
Aussi, de plus en plus de gens interdisent la cigarette dans leur résidence. Une règle qui est présente dans près de la moitié des foyers de la région. En 2003, un peu moins du quart des ménages avaient cette exigence.
Sans surprise, dans les endroits publics, le constat s'est considérablement amélioré.