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Desjarlais seul dans son coin, à Saint-Didace

Dossier des primes de départ

Pierre Bellemare par Pierre Bellemare
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Article mis en ligne le 19 janvier 2010 à 17:59
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Desjarlais seul dans son coin, à Saint-Didace
Le maire Guy Desjarlais Photo Pierre Bellemare
Desjarlais seul dans son coin, à Saint-Didace
Dossier des primes de départ
Le dossier des primes de départ est réglé à Saint-Didace. Le vote majoritaire des six conseillers a mis un terme aux discussions, lors de la séance ordinaire du 11 janvier; laissant le maire Guy Desjarlais seul dans son camp.
S'étant fait dire qu'aucune localité de même envergure n'accorde des avantages du genre à ses employés, il a fait valoir sa dissidence.
Points de vue
Avec la décision majoritaire, les quatre actuels employés de Saint-Didace sont maintenant éligibles, à leur départ, à une prime correspondant à un mois de salaire par année d'ancienneté, après cinq ans de service. Douze mois de salaire est le maximum qui leur est possible de recevoir.
Depuis 2008, le directeur général pouvait obtenir douze mois de salaire. La prime était de six mois, après cinq ans, pour ses collègues. Avant cela, seul le directeur général avait une prime de six mois prévue dans son contrat depuis son embauche en 1980.

Un montant de 35,000$ sera inscrit au budget de cette année puisque la loi exige que la somme requise soit provisionnée à l'avance.

«J'ai toujours été contre qu'il y ait une augmentation sur la situation de 2008», a expliqué le maire Guy Desjarlais. Conseiller sortant convoitant la mairie, il s'est appuyé, lors de son porte à porte durant la campagne électorale, sur un document de discussion entre les employés et la municipalité pour dénoncer le fait que la demande de plafond pour les primes de départ était de 24 mois.

Il s'est retrouvé à la tête d'un conseil municipal composé de six conseillers membres de l'équipe de l'ex-mairesse Isabelle Villeneuve, qu'il a vaincue.

Dès la première session du nouveau conseil, en novembre, une contre-offre (plafond à 12 mois) des conseillers a été discutée. Le tout a fait l'objet d'une résolution. M. Desjarlais ayant annoncé qu'il refuserait de signer le procès-verbal de la réunion, la contre-offre a été remise à l'ordre du jour et adoptée en décembre afin d'être présentée aux employés.

Lors de cette rencontre, le maire a accueilli favorablement la proposition d'un citoyen d'organiser un référendum sur le dossier. La chose n'est pas allée plus loin. L'échange avec les gens présents s'est continué. À un certain moment, la rencontre a été suspendue durant 45 minutes.

À la rencontre du 11 janvier, le directeur général a informé les élus que les employés acceptaient la contre-offre.

«Il serait opportun que les citoyens et le maire comprennent que les élus ne peuvent jamais trancher unilatéralement lorsqu'il s'agit des conditions de travail des employés. Il faut négocier avec eux. Et grâce à l'acceptation de notre contre-offre, l'ajustement des primes de départ se chiffre à environ 35,000$, à provisionner une seule fois et non pas chaque année. C'était totalement injustifié d'alarmer les électeurs avec ça. C'est sûr que des contribuables sont irrités de payer pour ces avantages. Mais il faut voir que nos employés ont été sous-payés pendant des années et qu'ils ne bénéficient d'un fonds de retraite que depuis 2008», fait valoir le conseiller Éric Duhamel.

Les primes de départ, à son avis, sont un moyen de corriger un peu la situation. Selon lui, c'est la raison pour laquelle le directeur général voulait les nommer "primes de fidélité".

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