De Joliette à la Sibérie : quand la prière n’a pas de frontière
Les Marguerites, mouvement inspiré par Margaret O’Donnald et fondé en 1978 par Louise Ward, prend sous ses pétales de prière tous les prêtres du diocèse de Saint-Joseph à Irkutsk ainsi que la moitié de ceux du diocèse de la Transfiguration de Novosibirsk, tous les deux situés en Sibérie.
Le mouvement est constitué de priants, laïcs pour la plupart, qui, une fois par semaine, s’engagent à faire oraison pour un prêtre, dont ils connaissent le prénom et le diocèse. Le mouvement est actif et présent au Québec, entre autres dans le diocèse de Joliette, depuis vingt ans. Cette section, qui compte plus de 1000 membres, a décidé d’avoir comme projet anniversaire le parrainage de prêtres en Sibérie. Ainsi, les Marguerites du diocèse de Joliette, en collaboration avec celles du diocèse de Rouyn-Noranda, partagent le parrainage spirituel de 67 prêtres.
Pourquoi prier pour les prêtres?
En Église, surtout dans les pays occidentaux, il n’est pas rare que le prêtre passe ses dimanches seul. Bien sûr, il préside la messe le matin et dans certains cas, s’il n’y a pas de diacre dans la paroisse, il présidera la célébration du baptême d’un ou de plusieurs enfants dans l’après-midi. Sinon, il reste seul et la solitude est alors pesante. Une situation qui démontre le besoin pressant de prier pour les prêtres, où qu’ils soient et quelles que soient leurs situations.
Le mouvement des Marguerites désire « que tous les prêtres soient adoptés par des laïcs, des religieux, des religieuses, et des diacres ». C’est une véritable « famille spirituelle » qui est ainsi créée par le mouvement.
Ces initiatives sont d’autant plus intéressantes à souligner en cette année sacerdotale, lancée par le pape Benoît XVI, le 19 juin dernier. Elles ont une couleur qui permet d’être véritablement partie prenante de cette année spéciale où le rôle, l’agir et l’être du prêtre sont mis de l’avant et où tous les laïcs sont invités à dire et à redire toute l’affection qu’ils portent à ceux qui président l’eucharistie.
E.B.