Les équipes de la LNH repêchent de moins en moins de québécois. Selon Nelson Ayotte la LHJMQ a intérêt à revoir ses façons de faire s’il veut améliorer ses statistiques. - Photo Stéphane Payette
La Ligue de hockey junior majeure du Québec pointé du doigt
La Ligue de hockey junior majeure du Québec (LHJMQ) devra-t-elle revoir son calendrier ? C’est ce que l’opinion du directeur du conditionnement physique des Blues de Saint-Louis de la Ligue nationale de hockey (LNH), Nelson Ayotte, laisse sous-entendre. Les derniers repêchages de la Ligue nationale de hockey tendent à lui donner raison.
Le premier choix du Canadien de Montréal, Louis Leblanc, évoluait dans la United States School Hockey League (USHL). Cette ligue qui présente peu de matchs, mais beaucoup de préparation. La USHL a autant de joueurs sélectionnés en première ronde que la LHJMQ. Le premier joueur de la LHJMQ à entendre son nom était, Dmitry Kulikov, un 14e choix. Le repêchage c’est la science de l’avenir. « Nous parlons de jeunes qui atteindront la LNH à 20 ans, 22 ans, 26 ans. Nous (équipes) les repêchons à 18 ans. Nous devons prévoir leur développement », débutait Nelson Ayotte.
Une équipe de la LNH prépare le futur lors du repêchage et un élément milite en faveur des collèges américains de plus en plus. La préparation physique. Là-dessus, Nelson est intraitable. « La préparation physique des joueurs de la ligue junior majeure est nettement inférieure comparée aux joueurs de l'Ontario ainsi que ceux de l'Ouest canadien. Ils sont à l'âge ou leur développement est critique, ce n'est pas le temps de leur donner un traitement de « pro ». Nous devons être conscients de leurs besoins en nutrition et en préparation physique. » Les longs voyages en autobus des jeunes joueurs expliquent l’accroissent de ce phénomène. « Pour qu’un programme d’entraînement devienne efficace, le temps de repos est important. Comment voulez-vous qu’un jeune se repose convenablement en dormant dans un autobus ? », ajoutait l’entraîneur natif de Joliette.
Ceci écrit, les formations ne délaissent pas les joueurs de la LHJMQ pour autant. Les cas de Yannick Riendeau (Boston) et de Dany Massé de Joliette (Canadiens) en sont de bons exemples. Le repêchage n’est qu’une étape du développement des joueurs pour les formations du circuit Bettman. Y arriver fin prêt constitue une clef ; la principale faiblesse est là dans la LHJMQ.