Annonces classées | Enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal | Édition électronique
L'Action
C'est le temps des sucres !
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

De Joliette à l’Afrique à…Joliette

Sœur Rita Marion, une Joliettaine de cœur

Élise Brouillette par Élise Brouillette
Voir tous les articles de Élise Brouillette
Article mis en ligne le 30 juin 2009 à 8:13
Soyez le premier à commenter cet article
De Joliette à l’Afrique à…Joliette
Visites familiales, séjour au chalet de la Congrégation à Entrelacs et loisirs estivaux, Rita Marion sera à Joliette jusqu’à 18 août et elle compte bien profiter de ce bain joliettain. (Photo : Jean Chevrette)
De Joliette à l’Afrique à…Joliette
Sœur Rita Marion, une Joliettaine de cœur
Sœur Rita Marion, de la Congrégation des Sœurs des Saints Cœurs de Jésus et de Marie, a quitté le Québec pour partir en mission, en Afrique, il y a de cela 33 ans. Toutefois, elle avoue avoir Joliette tatouée sur le cœur.
Rita Marion est née à Saint-Liguori, mais elle a déménagé à Joliette vers l’âge d’un an et demi. Elle y a complété son éducation et a été reçue religieuse à la paroisse du Christ-Roi.

De passage à Joliette, elle explique, entre autres, sa décision de partir pour la Côte d’Ivoire, en 1976, par son tempérament aventureux. « C’est un rêve qui est devenu une réalité. » Elle se sent bien en Afrique, mais elle aime revenir à Joliette tous les deux ans. « Je me sens chez moi à Joliette, ce sont mes racines. »

Ses visites dans la ville sont une occasion de revoir sa famille, ses amis et de s’imprégner des événements qui s’y déroulent. Elle retrouve le parc Lajoie et la rivière L’Assomption, où elle se baignait enfant. Elle apprécie d’ailleurs l’aménagement effectué au centre-ville. « On dit que Joliette est une ville de nature et de culture, c’est vrai. » Elle relie l’effervescence culturelle qui accompagne la ville depuis de nombreuses années à la présence des Clercs de Saint-Viateur : il suffit d’avoir une pensée pour l’œuvre du père Fernand Lindsay.

Sœur Rita Marion était particulièrement heureuse d’être à Joliette à l’occasion de la Fête nationale. « Je vais toujours être Joliettaine et Québécoise. »
Et l’Afrique
Sœur Marion a, entre autres, œuvré en tant qu’enseignante en Côte d’Ivoire pendant une quinzaine d’années. Depuis le début des années 2000, elle est en mission dans la ville de Bohicon, au Bénin, là où une maison des Sœurs des Saints Cœurs de Jésus et de Marie a vu le jour, « une communauté vivante », selon Rita Marion, avec des sœurs de six nationalités différentes et de jeunes postulantes.

À Bohicon, sur appel de l’Évêque et des gens de l’endroit, elle a participé à l’ouverture d’une école, dont elle assume aujourd’hui la direction. Le bâtiment a accueilli 21 petites filles la première année. Depuis, la construction de l’école est achevée et, d’ici l’an prochain, 13 classes mixtes de maternelle et de primaire seront en fonction. Une autre bâtisse abrite une cantine scolaire, qui permet à quelque 330 enfants de manger.

De son expérience en Afrique, Rita Marion remarque la présence importante des jeunes comparativement au Québec. « Là-bas, il y a beaucoup d’enfants, plus de la moitié de la population a moins de 20 ans. »

« Je pense que je peux encore donner », exprime sœur Marion quant à sa présence en Afrique, « ce n’est pas encore le moment de partir ». Toutefois, si sa Congrégation lui demandait de revenir au Québec, elle assure qu’elle trouverait ici de belles causes pour s’impliquer.
À propos de l’actualité
Rita Marion note qu’il y a quelques années, le suicide chez les jeunes et le décrochage scolaire l’ont amenée à se poser des questions. Elle croit que le manque de valeurs et de racines profondes est à l’origine de ces problématiques. Selon elle, on ne peut pas balancer le vécu religieux, qui fait partie des valeurs fondamentales du Québec, sans que cela n’engendre une soif de spiritualité.

En ce qui concerne l’immigration, sœur Marion parle d’échanges pour faire avancer la compréhension de l’autre, des échanges qui doivent se faire de part et d'autre.

(Photo : Jean Chevrette)

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins


La question du net

  • Êtes-vous d'accord avec la décision de Steven Harper de geler le salaire des députés ?
  • oui:
  • non: