Il y a eu 5 318 naissances dans Lanaudière, en 2008.
- Photo Archives
Une maison de naissance dans Lanaudière?
L'Agence donne son appui à la démarche
Le jour où les Lanaudoises pourront accoucher avec une sage-femme n'est peut-être plus si loin. Fort d'une pétition signée par 2 400 personnes, le Groupe Accès Maisons de Naissance Lanaudière a récemment rencontré l'Agence régionale de la santé afin de discuter du projet. La volonté d'agir est bien réelle.
«Nous sommes prêts à appuyer les femmes dans leurs démarches et à faire des représentations auprès du ministère de la Santé et des Services sociaux», soutient Sophie Vallerand, directrice des communications et des relations publiques de l'Agence.
Le comité veut que les Lanaudoises aient le choix. Le choix d'accoucher à l'hôpital, en maison de naissance ou dans leur propre demeure. Voilà maintenant trois ans qu'il travaille sur le projet.
Les membres sentent aujourd'hui que le vent a tourné, que la conjoncture leur est plus favorable. «Il y a une ouverture. L'Agence admet que le besoin est criant dans la région», soutient Caroline Roch, présidente du groupe qui est aujourd'hui reconnu comme étant un organisme à but non lucratif.
Elle mentionne que, selon un sondage effectué en 2005, 24 % des femmes souhaitent accoucher hors centre hospitalier.
C'est donc dire que 1 276 Lanaudoises auraient voulu donner le jour à leur enfant en maison de naissance ou à domicile en 2008.
«Actuellement, peu nombreuses sont celles qui ont recours aux sages-femmes, car les futures mamans doivent aller à l'extérieur de la région pour obtenir ce service, précise Valérie Savard, membre du comité. Et ce n'est pas certain que l'accès leur sera autorisé, car ces maisons doivent d'abord répondre à la demande de leur propre territoire.»
«Nous estimons que les besoins justifient la mise en place de deux maisons de naissance, dans le nord et le sud, car il faut être capable de desservir toute la région», ajoute Mme Roch.
Le Groupe Accès Maisons de Naissance voudrait que des sages-femmes chargées de projet soient embauchées et débutent leur mandat dès l'automne 2009, que les services soient offerts à partir de l'automne 2010 et que, si des constructions doivent être entreprises, les maisons de naissance ouvrent officiellement leurs portes au printemps 2011.
Mais, d'ici là, il reste du travail à faire. Les femmes doivent poursuivre leurs démarches auprès des centres de santé et de services sociaux de la région et tâter le terrain afin de voir si les médecins et les intervenants sont ouverts à une telle initiative.