Bonne fête des pères et …bon été!
Pas toujours facile d’être père, un bon. C’est comme être une bonne maman, 365 jours par année! Les enfants, tu ne peux pas les renier, qu’ils aient 2, 15 ou 30 ans. Inévitablement, un papa comme une maman, affronte des tempêtes, les siennes et celles de ses enfants. Il y a souvent des problèmes financiers mais il y a aussi les petites crises inexplicables et inexpliquées, les petits ou gros bobos avec les longues attentes à l’urgence, l’impatience du patron et le brassage au bureau, les angoisses, les questionnements et parfois les échecs. Et la santé dans tout cela? Un père ou une mère, ne doit-il ou ne doit-elle pas s’accaparer du temps pour récupérer et ne pas laisser mourir son enthousiasme? Je serais même porté à croire que la première grosse job du père ou de la mère c’est de mettre les priorités à la bonne place!
En ce dimanche de la fête des pères, les chrétiens ont choisi de méditer sur le thème de la tempête apaisée par leur Dieu vivant, ce fils du père qui les unit dans la prière réconciliatrice. Je souhaite à tous les pères et les grands-pères pris dans quelque tempête de pouvoir s’accrocher et de tenir bon dans leur foi d’aimer. Un jour ou l’autre, avec de l’espérance souvent venue d’En-Haut et de la ténacité, l’amour triomphe. Être papa ou grand-papa, c’est le plus beau métier mais aussi le plus grand défi du monde avec cette joie qu’on ressent à donner gratuitement un peu de sa vie et de ses valeurs. Mais j’ai aussi une pensée pour ceux qui ne sont pas, ne sont plus ou ne peuvent pas être père. Qu’ils aient quand même la joie d’être accueillis ou mieux encore d’accueillir pour faire bondir leur trop-plein d’amour.
Il me semble que notre monde est moins agité comme une mer imprévisible quand de belles fêtes, pas trop commerciales, nous ramènent à la joie d’aimer et d’être aimés. Celle des pères et des mères ne sera pas futile ni inutile si elle éveille en nous l’espérance des beaux jours après la tempête.
Bonne fête des pères après celle des mamans et bon été puisque cette chronique devra malheureusement faire relâche jusqu’au…13 septembre. Profitons-en donc pour reprendre notre souffle, se mettre en forme et se reposer sous la brise estivale.
Jean-Pierre Malo