On retrouve ici Mario Bouchard (sous-ministre adjoint aux Affaires éconimiques régionales), Marc Valade (directeur général du CRÉ- Lanaudière) Jean-Paul Diamond (député de Maskinongé) Luc Livernoche (président du créneau agroalimentaire) et Mathieu Frégault ( directeur du Comité du créneau). (Photo : Jean Numa Goudou)
Lanaudière dispose d’un créneau d’excellence agroalimentaire
Le ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation met en branle l’entente de mise en œuvre de la stratégie et du plan d’action pour le développement du créneau d’excellence agroalimentaire de Lanaudière. Lancé au Domaine de l’Île-Ronde lundi dernier dans le cadre du projet ACCORD, ce plan d’action vise au cours des quatre prochaines années à faire reconnaître Lanaudière comme un chef de file en matière de la transformation optimale de la ressource alimentaire.
ACCORD est l’action concertée de coopération régionale de développement. Son rôle est de construire un système productif régional compétitif sur le plan mondial, dans chacune des régions du Québec, par la définition et le développement de créneaux d'excellence qui pourront devenir leur image de marque.
Depuis la mise en place du créneau d’excellence en janvier dernier, «plus de 13 actions sont en cours de réalisation et six autres sont en processus de démarrage». En outre plus de 60 entreprises, tous secteurs de l’agroalimentaire confondus se sont impliquées dans la réalisation d’actions.
D’ici à 2013, le créneau entend augmenter de 20M $ les investissements en immobilisation, sensibiliser et accompagner 30 petites entreprises ayant un fort potentiel à l’exportation et réduire de 10% leurs coûts d’achat de condiments, emballages et matière premières.
Réseautage
Le créneau privilégie la création de chaînes de valeurs comme façon de faire. En ce sens qu’il encourage des alliances stratégiques verticales impliquant des partenaires distincts et indépendants afin de mieux se positionner sur les marchés locaux et internationaux.
Le président du créneau agroalimentaire Luc Livernoche, qui dirige aussi la Fromagerie champêtre de Repentigny, se dit on ne peut plus satisfait de l’entente. Au chapitre des difficultés qu’il affrontait, à ses débuts, il ne manque pas de souligner un pouvoir d’achat faible, un réseau de distribution faible également, une pénétration de marché très difficile et tous les aléas reliés à la production. Il veut aujourd’hui éviter ces difficultés aux nouveaux entrepreneurs désireux de percer les marchés extérieurs avec la mise sur pied du réseau ACCORD.
«La mise en œuvre du plan d’action du créneau dans Lanaudière, soutenu par le gouvernement du Québec, apportera une nouvelle synergie entre les organisations du secteur et permettra la réalisation de projets concrets dans notre région», ajoute-t-il.
La Conférence régionale des élus (CRÉ)-Lanaudière soutient également ce plan d’action à travers une aide non remboursable de 60 000$. Le directeur général Marc Valade parle d’une «entente qui s’inscrit parfaitement dans les orientations régionales, notamment le développement de réseaux d’échange et d’entraide».
Au total, une dizaine d’entreprises de transformation réalisait une dégustation de leurs produits au moment du lancement. Toutes n’étaient pas contentes de la politique économique du gouvernement. À la période des questions, Céline Héroux, de la Ferme Sarrazin dit ne pas comprendre pourquoi on retrouve des produits qui viennent ailleurs sur le marché québécois pendant la période estivale.
«Ce sont les règles du marché auxquelles on est soumis, répond Marc Valade, on est dans un contexte de libre-échange». Depuis janvier 1994, le Canada, le Mexique et les États-Unis ont un Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA).
Lanaudière se classe au quatrième rang des régions productrices agricoles au Québec notamment grâce à ses terres très fertiles. Ses cultures maraîchères, ses pommes de terre et ses légumes frais parmi tant d’autres sont reconnus nationalement.
La région compte 133 entreprises de transformation alimentaire. Elles génèrent 3150 emplois avec un taux de croissance annuel de l’emploi de 2,2% pour plus de 470M$ de livraisons.