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Carmen Gouin va continuer de s'impliquer

Après 30 ans dans l'enseignement

Louis Pelletier par Louis Pelletier
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Article mis en ligne le 21 juin 2009 à 7:26
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Carmen Gouin va continuer de s'impliquer
Carmen Gouin - Photo le Journal
Carmen Gouin va continuer de s'impliquer
Après 30 ans dans l'enseignement
La directrice de l'école secondaire Des Montagnes à Saint-Michel-des-Saints, Carmen Gouin, est en train de faire ses boîtes, de fermer ses derniers dossiers. Le 4 juillet, celle-ci va quitter une profession qui la passionne toujours.
«J'ai adoré ce que j'ai fait ici. Je suis une personne de développement. J'aime réaliser. La situation n'était pas facile à mon arrivée en 1998 (drogues et taux d'échec élevé) mais l'école s'est embellie. J'ai pu bénéficier d'une équipe stable, d'un milieu de travail très intéressant.»

Cette polyvalente est la plus petite école secondaire des Samares. La directrice y consacrait 40 % de son temps à l'enseignement. «J'ai pu demeurer en contact avec la base. J'ai bien des chapeaux: directrice, enseignante mais aussi infirmière et concierge», confie-t-elle.

Les succès des étudiants et des projets mis de l'avant à l'école secondaire Des Montagnes, ne peuvent cependant faire oublier la triste réalité. De 212 élèves en 1998, la polyvalente n'en accueille plus que 148. En septembre, il n'y en aura que 125 à cause de la dénatalité qui affecte Lanaudière et les fermetures d'entreprises en Haute-Matawinie.

«Saint-Michel-des-Saints, c'est la fin de la route 131. Quand une usine ferme, tous les services environnants sont affectés. Il faut ramer un peu plus fort», résume celle qui a récemment organisé une soirée solidarité.

Son père oeuvrait dans l'industrie forestière. Un contrat de déboisement sur le tracé de l'autoroute 40 amène les Gouin à Joliette. «Je suis la première de ma famille à faire carrière dans l'enseignement», confie la dynamo qui a de qui tenir. Ses frères et sœur sont des gens engagés : Réjean (foresterie), Mario (tourisme) et Rénée (santé.)

Son premier emploi d'été sera à titre de préposée aux bénéficiaires à ce qui était alors l'Hôpital Saint-Charles. Son premier défi dans l'enseignement sera en tant qu'orthopédagogue en 1967 à l'école Saint-Viateur.

«C'était l'époque des copies imprimées sur «Gestetner»», rappelle-t-elle. Deux ans plus tard, on la retrouve à l'école secondaire Thérèse-Martin puis, pendant 12 ans, à la maison afin d'élever sa famille. Elle reviendra à T.M. en 1982 pour s'occuper entre autres du volet sports-études avec Jean-Pierre Sansregret.

Que réserve l'avenir ? «Je suis déjà impliquée en Matawinie. Je vais continuer au niveau de la commission des loisirs et de la chorale de l'église. Le municipal ? Non merci !» répond sans hésiter la résidante de Saint-Zénon.

«Je ne veux pas prendre d'autre engagement avant un an sinon plus. Je veux m'approprier ma retraite. J'ai entrepris un grand jardin. Je vais me partir aussi une mini-fermette. De plus, dit-elle tendrement, il y aussi mes cinq petits-enfants.»

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