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Barthélemy-Joliette : la musique pique du nez

Faute d'inscriptions

Louis Pelletier par Louis Pelletier
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Article mis en ligne le 16 juin 2009 à 16:03
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Barthélemy-Joliette : la musique pique du nez
L'école secondaire Barthélemy-Joliette - Photo le Journal
Barthélemy-Joliette : la musique pique du nez
Faute d'inscriptions
Les musiciens de première secondaire de la polyvalente Barthélemy-Joliette se sont récemment classés premiers au Québec dans leur catégorie lors d'un festival qui a réuni 10 000 participants à Sherbrooke. Cette performance qui réjouit tous les tenants de «Joliette, Sol de musique» ne pourra être répétée en 2010. Faute d'inscriptions, la concentration musique ne sera pas enseignée en première secondaire en septembre.
«Ce programme est offert ici depuis 19 ans. Par le passé, raconte l'enseignant Raymond Saint-Georges, un appel aux étudiants inscrits en première secondaire permettait d'atteindre les 32 postulants nécessaires pour lancer le programme.» Cette année, le calcul s'est fait strictement en considérant les 11 jeunes qui ont coché la concentration musique.

La musique sera encore enseignée à raison de quatre périodes par 10 jours pendant quelques mois par année. Le motif de toute concentration, insiste l'enseignant, c'est de développer un intérêt, d'aller plus loin. «En concentration musique, nous avions six périodes par huit jours plus quelques répétitions midis. Pour unir le groupe, nous avions aussi une visite au camp musical de Saint-Côme.»

Les meilleurs éléments rejoignaient Les Vents de Lanaudière pour se produire localement mais aussi, par le passé, jusqu'à New-York.

Cette décision, Raymond Saint-Georges la vit comme un deuil. «J'enseigne la musique depuis 26 ans. J'ai commencé à l'école Saint-Pierre. Certains de ces jeunes talents ont été dans mes classes du primaire jusqu'à la fin de leur secondaire.»
La fin d'une époque
Le déclin de la concentration musique n'est pas causée par la compétition des autres concentrations. C'est essentiellement à cause du creux de vague d'inscriptions dans lequel plonge actuellement les Samares.

«Il y a quelques années, Barthélemy-Joliette justifiait neuf puis huit classes de première secondaire. En septembre, il n'y en aura que six», explique la directrice, Martine Lavallée.

La stratégie d'appeler de jeunes étudiants n'a pas donné les résultats escomptés. «Comme ce n'étaient pas tous des passionnés, plusieurs ont décroché la première année. De plus, précise-t-elle, un élève inscrit dans une concentration ne doit pas avoir d'échec dans l'ensemble de ses matières.» À cause des abandons, il n'y aura en 2008-09 qu'un seul groupe pour 3e,4e et 5e secondaire.

Selon le porte-parole de la commission scolaire, Claude Coderre, d'autres concentrations pourraient être affectées. «Au niveau de l'ensemble des Samares, nous aurons 550 élèves de moins au secondaire. C'est plus qu'en accueille la polyvalente Bermon de Ville Saint-Gabriel !»

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