Le Noviciat a été complété en 1940. L'architecte, le Père Wilfrid Corbeil, s'est inspiré des monastères français. (Photo le Journal)
L'Académie devrait déménager au Noviciat des CSV
Selon Jean-Pierre Malo
L'Académie Antoine-Manseau est coincée derrière le Cégep de Joliette, bordée par une rivière et un stationnement. Ses administrateurs doivent envisager l'avenir avec confiance, bâtir un plan d'affaires et penser relocalisation. La solution pourrait être le Noviciat des Clercs de Saint-Viateur situé de l'autre côté de la Cathédrale.
C'est l'argument qu'a développé le président d'honneur du tournoi de golf de l'AAM, Jean-Pierre Malo devant les participants à cet événement. L'éditorialiste bien connu est un diplômé de l'école privée longtemps connue sous le nom de Séminaire de Joliette.
Les moines trappistes, a-t-il souligné, ont quitté leurs installations d'Oka, les Soeurs des Saints-Coeurs, leur couvent de la rue Saint-Louis. Les prêtres âgés quitteront bientôt l'évêché. Les Clercs de Saint-Viateur, prédit Jean-Pierre Malo, délaisseront le Noviciat d'ici 10 ans. Il est donc plus que temps, clame-t-il, que les 25-50 ans prennent le leadership d'une relocalisation à Joliette.
Pas réaliste
«Le Noviciat est magnifique mais le transformer en école afin d'accueillir 800 étudiants représenterait un investissement prohibitif.»
C'est ce qu'a fait valoir le président du conseil d'administration de l'institution, Jean-Pierre Boucher.
Tout en précisant parler en son nom personnel, le Lanaudois a rappelé que la situation a bien changé depuis 1968 lorsque les Clercs de Saint-Viateur ont vendu le Séminaire aussitôt transformé en cégep. «Nous connaissions alors nos voisins. Tous sont depuis partis à la retraite. Avec l'avènement du Cégep régional de Lanaudière, les décisions se prennent maintenant dans le sud.»
L'Académie a déjà envisagé déménager au Scolasticat des CSV dans Base de roc. Elle a depuis fait son lit. «Notre loyer n'est pas trop cher. Nous avons un bail à long terme de 25 ans sinon plus.»
En soupesant le pour et le contre du site actuel, Jean-Pierre Boucher croit qu'il y a plus d'avantages. «Nous avons un excellent contact avec le Centre culturel pour l'utilisation de la salle Rolland-Brunelle. Nous avons réalisé il y a quelques années une levée de fonds majeure pour la construction d'un magnifique gymnase. Nous avons ensuite investi dans la rénovation de la piscine du collège. Je ne veux pas perdre ces services de proximité.»
Parlant proximité, Jean-Pierre Boucher a reconnu que l'AAM a un certain intérêt pour l'évêché. Un dossier à suivre…