Michel Lambert et Bernard Lacroix. Photo Pierre Bellemare
Ambitieux plan d'action pour le bassin versant de la rivière Maskinongé
Démarche couvrant six enjeux
L'avenir de la qualité de l'eau du bassin versant de la rivière Maskinongé augure bien. Différentes mesures impliquant les municipalités, les agriculteurs et des ministères québécois sont mises de l'avant par AGIR Maskinongé afin d'en faciliter l'amélioration.
Le plan d'action de l'association pour la gestion intégrée de la rivière Maskinongé s'oriente autour de six enjeux. Présenté au public vendredi dernier (5 juin) à Saint-Didace, il sera soumis à l'assemblée générale annuelle de l'organisme, le mardi 16 juin, avant de cheminer vers Québec pour le déblocage de l'aide financière requise.
Du travail
L'approvisionnement en eau potable de qualité et en quantité suffisante pour la population, la conservation des milieux naturels et la protection de la diversité faunique et floristique, la conservation et l'amélioration de la qualité des eaux du territoire, l'harmonisation des usages sur le territoire, la protection et la sécurité des personnes et de leurs biens ainsi que la recherche et l'acquisition de connaissances sur les problématiques potentielles reliées à l'eau sont les six enjeux retenus.
Les gestes anticipés s'entrecoupent par sous-bassins versants (rivière Mastigouche, rivière Matambin, lac Maskinongé, rivière Mandeville, rivière Blanche et amont de la rivière Maskinongé, rivière l'Ormière et aval de la rivière Maskinongé)
Démontrer l'opportunité d'implanter un réseau d'aqueduc pour les résidences situées en périphérie du lac Mandeville est ce à quoi on veut notamment se consacrer. On appuie cette action sur la crainte de contamination des puits d'eau potable manifestée par les résidants lors de la consultation publique réalisée l'an passé.
On souhaite aussi élaborer un plan de réaménagement qui concilie la réhabilitation et l'occupation des zones agricoles dans l'environnement immédiat du lac Mandeville, en lien avec le Plan directeur de l'eau.
Et on veut déposer le plan de réaménagement du même secteur pour la problématique des cyanobactéries.
Du côté de Saint-Didace, on compte réaliser un projet de conservation de la tourbière et mettre sur pied un projet-pilote pour vérifier la meilleure gestion du barrage en lien avec les problématiques soulevées par les citoyens dans le Plan directeur de l'eau.
Il est aussi question de vérifier la faisabilité d'implanter des systèmes de marais filtrants dans des endroits stratégiques du lac Maskinongé et de tenir une rencontre d'information exploratoire avec Ville Saint-Gabriel pour l'usine de traitement des eaux usées.
Par ailleurs, on veut planifier la revégétalisation des bandes riveraines en milieu bâti dans le cadre d'un projet couvrant l'ensemble du bassin versant.
Sous un autre angle, on désire recommander à la MRC de d'Autray et aux municipalités d'élaborer leur zonage en fonction du type de sol, des pentes et de la densité d'occupation Divers autres gestes font partie du plan d'action.
Président d'AGIR Maskinongé, Bernard Lacroix est très fier du résultat. «Ce sont quatre ans de travail pour de bons résultats qui vont porter fruits», affirme-t-il.
«Il y a beaucoup de pain sur la planche mais aussi beaucoup d'opportunités», précise Michel Lambert, directeur général de l'organisme.
Certaines actions sont déjà en cheminement.