Des réponses de Rawdon
Les questionnements du journal quant à la transparence de l'administration rawdonnoise ont eu leur impact. Les gérants d'estrade en ont fait leurs choux gras allant jusqu'à afficher le commentaire du journal dans un restaurant de la place.
À juste titre, le journal alertait le public devant le refus de la Municipalité de répondre aux questions de nos journalistes, principalement dans le dossier de la cyberintimidation. C'était la première fois que le journal devait recourir à la Loi d'accès à l'information dans ses relations avec une Municipalité de la région. La chose était d'autant plus surprenante que jusque-là, les relations des administrateurs municipaux avec la presse étaient cordiales. C'est le genre de procédure qu'on utilise généralement quand des organismes gouvernementaux font obstacle à la libre circulation de l'information. Ce n'est heureusement pas le cas de Rawdon et de ses administrateurs.
Visiblement, la mairesse Louise Major et le directeur général, Jean Lacroix ont été surpris de ma sortie. Ils ont dû constater que notre perception était fort compréhensible et que les apparences jouaient contre eux. J'ai d'ailleurs eu l'occasion depuis, de m'entretenir avec Mme Major et j'ai même rencontré le directeur général. L'un et l'autre m'ont finalement convaincu de leur sincérité et de leur volonté de rendre l'information la plus transparente et la plus disponible possible.
Il y avait de quoi s'étonner de voir que la Municipalité refusait de nous remettre une copie des lettres d'excuses de Martine Rivest et Dominic Leblanc, deux défendeurs dans la cause de cyberintimidation, surtout que les deux lettres avaient été lues publiquement lors d'une séance du conseil municipal. C'est ce qui nous a conduits à en réclamer copie en vertu de la Loi d'accès à l'information.
Aussi curieux que ça puisse paraître, on a appris depuis que ce sont les défendeurs et non la Municipalité qui empêchaient la diffusion de cette information. Ainsi, l'entente hors cours conclue avec Martine Rivest et Dominic Leblanc précisait que les lettres d'excuses ne pouvaient être lues qu'une seule fois lors d'une assemblée du conseil. Plus loin, l'entente stipulait qu'aucune autre diffusion des lettres d'excuses ou de la transaction ne devait être faite à part le dépôt au dossier de la Municipalité. On ajoutait que ces documents ne deviendraient alors accessibles que par une demande en vertu de la Loi d'accès à l'information.
D'ailleurs, le journal a déjà fait état de ces lettres d'excuses. Ce qu'on a appris de plus avec notre demande d'accès à l'information, c'est que Martine Rivest et Dominic Leblanc ont accepté de verser 20 000 $ à la Municipalité en échange de la fin des procédures.
Ce qui nous amène à l'autre question qui demeure en suspens : quel est le total des sommes dépensées jusqu'ici par Rawdon dans ce dossier? La mairesse s'est engagée à rendre cette information publique avant le scrutin de novembre prochain. Certains éléments stratégiques nécessitent, paraît-il, de garder l'information secrète encore quelques semaines. L'information pourrait être rendue publique aussi tôt qu'en juin prochain, au terme des journées d'audiences prévues par le tribunal.
Les citoyens de Rawdon ont le droit savoir quelle somme la Municipalité engage dans cette affaire. C'est le rôle du journal de renseigner les contribuables de l'usage que le conseil municipal fait des taxes qui lui sont confiées. Nous entendons bien rester à l'affût pour bien informer les citoyens de Rawdon, mais également les lecteurs de toute la région. Ce dossier marque une première et pourrait créer une jurisprudence en matière de diffamation sur Internet, un média qui, jusqu'ici, échappait à presque toutes les règles qui régissent la presse.
André Nadeau
steve solo
Commentaire mis en ligne le 8 septembre 2009Ok Andre good work ... did you get to see the letters from Rivest and Leblanc? also did you see the cheques made out to the municipality? or how does that work? do they pay the town or do they pay Major and Lacroix directly? anyway I don't believe any money was paid except to the legal system I'd love to see the postdated cheques .. please keep writing on this matter.. we will.