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Les aînés de nos municipalités rurales

Jean-Pierre Malo par Jean-Pierre Malo
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Article mis en ligne le 18 avril 2009 à 7:18
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Les aînés de nos municipalités rurales
C’est devenu un euphémisme que d’écrire à nouveau que la population dans Lanaudière- nord vieillit de plus en plus. Contrairement au sud qui voit ses dernières terres agricoles envahies par le boom de la construction résidentielle et commerciale au profit des jeunes ménages, le nord compte plus d’aînés que de nouveaux nés par famille. Le « Grand Joliette » qui offre tous les services publics…ou privés, n’en finit plus de construire des logements adaptés aux personnes âgées provenant de toute la région. Mais une question posée par les maires de sept municipalités rurales mérite attention: celles et ceux qu’on déracine de leur village natal pour déménager près du centre commercial ou de l’hôpital sont-ils heureux?

Pour René Vincent, le maire de Saint-Thomas et président du « pacte rural » à la MRC de Joliette, ça n’a toute simplement pas de bons sens. Les aînés en milieu rural manquent tellement de services qu’ils doivent quitter leur village après avoir réservé leur place dans une résidence pour personnes âgées dans le Grand Joliette. Ce ne sont donc pas tous les villages qui ont la chance d’avoir une résidence avec tous les services comme celle de Julien Saint-Georges à Saint-Michel-des-Saints. On imagine facilement les déchirements dans la famille et chez les aînés eux-mêmes quand vient le temps de quitter un milieu de vie « naturel ». Selon une enquête menée par le CLSC, les aînés qui quittent leur village sont souvent encore très actifs dans leur communauté. En effet, ce n’est pas parce qu’on marche moins vite et qu’on endure de petits bobos qu’on n’est pas capable d’aider le curé, le président des loisirs et même ses propres grands enfants.

Nos maires de Crabtree, Saint-Paul, Saint-Thomas, Saint-Ambroise, Notre-Dame-de-Lourdes, Sainte-Mélanie et Village Saint-Pierre ont bien raison de faire front commun par le programme « Vieillir dans sa communauté rurale », une première québécoise. Avec l’appui financier de la Conférence des élus, de la MRC et du Pacte rural, de premières actions concrètes devraient servir de solutions locales à la rétention des aînés dans leur village. On parle dès lors de développement en matière d’habitation, transport, information, services sociaux et de santé.

Les municipalités rurales vivent déjà l’exode de leurs jeunes à la recherche d’un emploi en ville. Elles veulent avec raison conserver leurs aînés qui ne demandent pas mieux qu’à rester près de leur famille.

Jean-Pierre Malo

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René Racette

Commentaire mis en ligne le 20 avril 2009

Un dimanche radieux hier, le temps de faire un peu de route avec mon épouse pour rendre visite à mes beaux-parents à Saint-Gabriel de Brandon. Mon beau-père dont la santé est chancelante me parle de son coin de pays comme le ferait un amoureux émerveillé des montagnes qui chevauchent au loin dans le paysage de leur résidence, de la vue imprenable qu'ils ont sur le lac, de son terrain qu'il a aménagé de la force de ses mains au fil des années bien plus maigres que grasses.

Et je pressens de ses mots l'inquiétude, des nuits à ne dormir que peu, toute la tristesse du monde et ce dilemne de fin de vie dont fait état avec grande pertinence Jean-Pierre dans sa chronique.

Mon beau-père veut finir sa vie là où il a toujours vécu dans ses jours où il a déjà été jeune, dans ses jours où il y a encore du bonheur à partager avec son épouse et à recevoir la visite de leurs enfants.


Il y a là tout le bonheur du monde à préserver pour nos personnes aînées tout autant que pour nous qui vivons parmi elles.

Chez nos voisins


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