Seuil dissipateur d’énergie sur le cours d’eau Therrien.
Photo gracieuseté
Le projet du ruisseau vacher : état d’avancement
Déjà quatre ans se sont écoulés depuis la mise en place du Programme de mise en valeur de la biodiversité des cours d’eau en milieu agricole, programme mis de l’avant par l’UPA et la Fondation de la faune du Québec et dont la Fédération de l'Union des producteurs agricoles de Lanaudière (FUPAL) est le promoteur. Ce programme se termine le 31 mars 2010. Rappelons que ce projet n’aurait pu avoir lieu sans l’apport important de multiples partenaires, dont le MAPAQ. Pour le ruisseau Vacher, nous entamons la quatrième et dernière saison de travaux.
3 années en chiffre…
Depuis l’année 2006, plus de 130 sorties de drains ont été protégées, 114 déversoirs ont été aménagés, 43 sorties de fossé ont été stabilisées, dont certaines à l’aide de fossé-avaloir, 2 217 mètres de berges stabilisées par des techniques végétales et d’empierrement, 4 ponceaux réaménagés, 1 tranchée filtrante installée, 1 200 mètres de cours d’eau nettoyé et 17 seuils dissipateurs d’énergie aménagés. Enfin, une strate arbustive composée de plus de 13 500 plants aura été implantée sur plus de 27 km de berge. Dans l’ensemble, plus de 90 % des entreprises agricoles sollicitées pour exécuter des travaux ont embarqué. Sans prendre en compte l’année 2009 pour laquelle les travaux ne sont pas encore réalisés, il s’est fait pour près de 450 000 $ de travaux chez les producteurs agricoles depuis le premier coup de pelle. Le fait que la région de St-Jacques soit une région déjà fortement sensibilisée par de multiples projets antérieurs en agroenvironnement n’est probablement pas étranger à la réussite du projet.
Voici quelques facteurs contribuant positivement à la réussite du projet :
<@Rb>Le projet se positionne comme un projet pilote et permet d’essayer certaines avenues et la mise en œuvre de nouvelles approches au niveau :
- Des techniques utilisées (stabilisation utilisée)
- Du mode de financement des travaux
- Du choix de l’entrepreneur.
<@Rb>Une MRC qui assume ses compétences avec la présence d’un ingénieur responsable des cours d’eau à la MRC Montcalm, ce dernier :
- Travaille conjointement avec le chargé de projets
- Assure un suivi presque quotidien dans les différentes tâches reliées aux travaux
- Devient un précieux collaborateur
<@Rb>L’approche par chantier permet la réalisation des travaux par section du cours d’eau et amène les avantages suivants :
- Créer un effet d’entraînement au niveau de la mobilisation des producteurs
- Approche logique et structurée dans la gestion des travaux
- Permet de maximiser l’utilisation des équipements et le travail de l’entrepreneur
<@Rb>Une approche intégrée avec deux niveaux d’intervention :
- Travaux de stabilisation des zones d’érosion
- Travaux d’entretien du cours d’eau (problème d’envasement) et travaux de stabilisation de fond du cours d’eau (aménagement de seuils, épis, etc.)
<@Rb>Et finalement un levier de taille : la force du mouvement syndical
- Implication importante de la Fédération de l’UPA de Lanaudière puisqu’elle est le promoteur
- Permet la promotion du projet à travers les différentes instances de l’organisation (syndicats de base, syndicats spécialisés, CE et CA de la Fédération)
- Création d’un comité de bassin formé de 4 producteurs présents dans le bassin versant du ruisseau Vacher
Des seuils dissipateurs d’énergie en milieu agricole
Avec l’aide des intervenants des différents ministères impliqués, mais tout particulièrement avec celle de la MRC Montcalm, la région s’est vu accorder un certificat d’autorisation permettant l’érection de 18 seuils dissipateurs d’énergie dans 2 tributaires du ruisseau Vacher (13 dans le cours d’eau Therrien et 5 dans le cours d’eau Gaston-Desrochers). Ces structures devraient stopper la régression du fond de ces 2 cours d’eau et permettre la stabilité des berges en amont des structures.
Un projet qui fait des « petits »
L’impact réel du projet ruisseau Vacher va bien au-delà des limites de son bassin et des personnes qui y travaillent. En ce sens, certaines approches s’étant avérées gagnantes sont déjà adaptées et réutilisées dans d’autres projets de bassin versant, et ce, tout en évitant de reproduire ce qui a moins bien fonctionné. En plus de la trentaine d’entreprises agricoles ayant participé au projet du ruisseau Vacher (partie supérieure), c’est tout près d’une vingtaine d’entreprises qui sont embarquées dans le projet du ruisseau Bibeau (Saint-Norbert, Sainte-Élisabeth et Sainte-Geneviève-de-Berthier), et près d’une dizaine dans le projet du ruisseau du rang de la Fourche à Sainte-Julienne.
À la fin de la saison de culture 2009 et jusqu’à la fin du programme en mars 2010, nous entreprendrons une démarche importante du projet, soit la réalisation d’un « guide des bonnes pratiques » d’aménagements de cours d’eau en milieu agricole. Ce guide tiendra compte de l’ensemble des actions posées dans les 10 projets débutés en 2005. Ce dernier devrait traiter entre autres des bons coups, des moins bons coups, des facteurs de réussite incontournables, des spécificités régionales positives à étendre à d’autres régions, etc. En bref, ce guide devrait assurer le transfert des connaissances acquises dans le cadre de ce programme à de futurs projets par bassin versant. Voilà la vraie nature du projet.