Belle initiative à l’Érablière
S’il existe une réaction à toute action selon les scientifiques, l’initiative des dirigeants de l’école secondaire L’Érablière pour offrir une alternative au secteur privé, mérite notre attention sinon notre admiration. Pendant un an, au lieu de chialer et d’exiger la disparition de l’école privée au Québec, une équipe courageuse a monté un programme d’ouverture sur le monde à l’instar du programme d’éducation internationale dans les écoles privées. Avec ses 1021 adolescents provenant de tous les milieux de la Matawinie, l’école secondaire L’Érablière dirigée par Pierre Heynemand, ne cesse de progresser selon le ministère de l’éducation.
D’ici quelques années, la chute démographique au Québec frappera de plein fouet l’école publique avec toutes ses conséquences sur l’emploi en milieu scolaire. Le danger est évident si les écoles publiques subissent des baisses de 20 à 30% de leur clientèle pendant que l’école privée maintient ou augmente ses effectifs. C’est sans compter les fameux effets pervers du décrochage scolaire, ce cancer généralisé qui tue notre société. À l’Érablière, direction et enseignants, appuyés par les autorités des Samares, vont permettre à des jeunes qui arriveront en première secondaire d’apprendre plus d’anglais et même l’espagnol, de s’engager dans des activités communautaires, de suivre l’actualité internationale et de voyager tant au Québec qu’ailleurs dans le monde. En bon éducateur, le directeur de l’Érablière Heynemand a souligné avec pertinence qu’il préférait un étudiant vaillant avec une note de 70% plutôt qu’un étudiant paresseux qui décroche facilement des 80%! Ça ressemble fort étrangement au cas de Maxim Lapierre des Canadiens et du pourtant magicien Kovalev!
On ne fera pas ici de mauvaises comparaisons entre le privé et le public. Là n’est pas notre propos. Mais force nous est de constater qu’il y a plein d’éducateurs de talent qui ont du cœur au ventre à l’école publique. L’Érablière en est un bel exemple. Aux étudiants et à leurs parents d’en profiter.
P.S. Pour ceux qui auraient raté mon hommage au Père Lindsay, il fut publié deux jours avant son décès dans l’Action du 8 mars. On peut retracer ce commentaire sur le site de laction.com.