Les conférenciers Marc-André Côté, Michel Martin et Benoit Couture sont ici en compagnie du responsable du comité organisateur, André Beaudet du MAPAQ.
Photo le Journal
Le boisé peut-il être le bas de laine de la ferme ?
Une première intéressante
«Le boisé de ferme: un capital qui dort !» Tel était le titre qui chapeautait la récente journée conférence en agroforesterie tenue au Club de golf de Joliette.
Ce rendez-vous, inscrit pour la première fois dans le cadre des Journées d'information agricoles et agroalimentaires, a permis aux producteurs de regarder d'un autre œil les boisés de ferme dont les superficies sont maintenant protégées.
Est-ce payant d'investir dans un boisé ? «Sur 20 ans, le rendement de 100 000 $ investis dans le lait ou de nouvelles terres est plus payant. C'est encore plus intéressant d'investir dans un bloc appartement», a franchement confié l'ingénieur forestier Marc-André Côté.
Selon un récent sondage, 41 % des producteurs agricoles disent ne retirer aucun revenu de leur boisé de ferme alors que 34 % affirment qu'il s'agit d'un à 10 % de leurs revenus.
Le sort de ces boisés varie d'une ferme à l'autre. Pour certains, ce sont des soins attentionnés depuis des générations alors que d'autres laissent ce territoire à l'abandon.
«Les boisés aménagés, a fait miroiter M. Côté, peuvent constituer un bas de laine, un Régime d'épargne enregistré forestier.»
Ingénieur forestier pour l'Agence régionale de mise en valeur des forêts privées de Lanaudière, Benoit Couture a expliqué que l'organisme a, depuis 1996, réalisé 1 570 plans d'aménagement forestier principalement en Matawinie et d'Autray mais aussi dans les MRC des Moulins et L'Assomption.
Notre forêt privée, a-t-il expliqué, a plusieurs avantages: un climat favorable, des sols riches, une grande diversité d'essences de qualité et un réseau routier développé. Même si les rendements des activités forestières sont présentement faibles, c'est bien agréable, ont convenu les intervenants, de pouvoir se promener dans son boisé.