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L'Action
Chronique des vins
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Une opportunité

par René Milette

Article mis en ligne le 10 février 2009 à 18:32
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Une opportunité
par René Milette
La finesse, l'élégance nous coûtent de plus en plus cher. On ne peut grimper sans arrêt et par bond, le prix d'un vin. Une excellente année vinicole en France comme 2005 fut encore un bon prétexte pour augmenter les prix, libérer les bons vins au compte-goutte et se laisser désirer comme des vedettes aguichantes. Il y a eu des années, pas si lointaines, où les vins étaient très dispendieux tout en étant de qualité moyenne. Notre fidelité comme vinophile dans notre propension à acheter et à consommer ces vins commence à s'essouffler. Pourquoi fallait-il abuser dans ce cas même si le vin s'avère très bon? Satisfaire sa clientèle, la dorloter et lui montrer ses vrais capacités à produire un bon jus fermenté de la treille fidélisera ses amours surtout si en baissant légèrement le prix ou du moins ne pas l'augmenter grossièrement. Alors il y aura sûrement des conséquences fâcheuses pour eux: la cote du champagne à la baisse; ou achète moins de grands bordeaux ou bourgognes (classe moyenne); les ventes de vin provenant du Chili ont augmenté de 40%; l'Afrique du sud et l'Argentine ont augmenté ensemble leur part de marché de plus de 30%; et les États-Unis et la sicile et l'Italie deviennent très attrayants. Profiter de la récession pour augmenter les prix n'est pas une stratégie bien planifiée. Le millésime 2005 pour la France aurait peut-être la carotte devant l'appétit des consommateurs de vins fins, élégants et de bon goût. Nos revenus n'augmentent pas. On essaie alors d'autres vins.
Folonari, Valpolicella 2006, Classico superior (moins de 16$)
Tout en jeunesse avec ses reflets violacés, il présente des arômes de fruits bien mûrs, d'épices et de champignons comme portobello. Moyennement ample, légèrement sucré (alcool), des tanins non agressifs mais bien présents, il dégage en fin de bouche une légère amertume. Excellent vin de repas avec une lasagne ou brochette de poulet ou autres mets rôtis. Un vin fruité, pas trop cher.
Pan, Montepulciano d'Abruzzo 2004, Italie, 20,30$
Cerise noire très foncé aux reflets pourpres et aux arômes de fruits noirs (bleuet, prune, mûre...), chêne neuf, alcool, poivre. En bouche la première lampée est agressive avec ses tanins rugueux et son boisé bien net, puis, habitué, on découvre les fruits noirs agréables, une bonne ampleur et son côté corpulent. Vin agressif, fruité et aromatique.
Coudoulet de Beaucastel 2005, Perrin Côte-Du-Rhône, 29,60$
Robe cerise noire bien violacée (welch) exhumant des arômes de fruits rouges et noirs, d'épices (vanille...), de bois torréfié, moyennement ample, fruité, doté de tanins gommeux, savoureux, et légèrement rugueux (jeunesse), il s'avère très bon, long sur un boisé torrefié bien dosé qui peaufine les arômes. De la matière, du goût, de l'ampleur, il m'enchante. Viril et jeune. Dans quelques années (3-4) il prônera sur la table.
R.H Phillips, syrah, USA, 2006 (moins de 15$)
Rubis foncé aux dentelles violacées avec un nez de fruits noirs (bleuet, cassis, mûre) et de vanille en évidence. Envoûtant. En bouche il est soyeux, flatteur avec des tanins enveloppés. Bonne structure. Son après goût a des notes de tire brûlée, de vanille intense qui nous laissent songeur. Chacun son goût. Il est moderne, dit-on. Du bonbon!

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