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L'Action
Louis Cornellier
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Vive la démocratie!

Louis Cornellier par Louis Cornellier
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Article mis en ligne le 22 octobre 2008 à 7:58
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Vive la démocratie!
Le 14 octobre dernier, jour d’élections fédérales, je suis allé voter, en compagnie de ma femme, au sous-sol de la cathédrale. Il était 17 heures et le soleil, absent depuis le matin, brillait de tous ses feux pour sécher l’automne joliettain. À pied, à partir de notre Christ-Roi adoré, nous avons dû affronter la jungle de l’heure de pointe sur la rue Saint-Charles pour nous rendre au bureau de vote. À la hauteur de la rue Richard, une automobiliste pressée nous a presque renversés –j’ai dû lâcher un retentissant sacre pour lui rappeler notre présence-, mais nous avons survécu.

Sur place, l’atmosphère tranchait avec la tension extérieure. Le calme et la courtoisie régnaient, en effet, dans ce bureau de vote, peu achalandé à cette heure. En me rendant dans l’isoloir, j’ai eu la surprise d’apercevoir un crucifix sur le mur. Après tout le ramdam engendré par la Commission Bouchard-Taylor, la présence tranquille de ce symbole, en ce lieu, m’a étonné. Je tracerai donc mon X sous surveillance divine, me suis-je dit, en envoyant un sourire complice à mon épouse, pour partager avec elle le charme suranné de cette situation.

En revenant à la maison, nous avons croisé Sylvie Lavallée, la candidate conservatrice, qui sortait de son local de campagne. Elle nous a souri. Plus loin, nous avons croisé deux autres couples du quartier, en route pour aller accomplir leur devoir de citoyen. Il y avait quelque chose de beau et de rassurant dans ce petit périple électoral. C’est ça, me disais-je encore, vivre dans une démocratie : pouvoir choisir en toute quiétude, après avoir assisté à une vraie lutte idéologique pendant plus de 30 jours, nos représentants et partager le trottoir avec des adversaires politiques auxquels on continue de sourire parce qu’ils restent, peu importent les résultats du scrutin, nos concitoyens.

En soirée, pour respecter une tradition familiale, je me suis rendu au domicile de ma sœur et de mon beau-frère, à Saint-Charles-Borromée, pour écouter la soirée électorale animée par Bernard Derome, le roi des chefs d’antenne. Très partisans, comme il se doit en pareilles circonstances, nous nous sommes réjouis de la défaite de l’arrogant Michael Fortier, dans Vaudreuil-Soulanges, et avons été déçus par la victoire du suffisant Justin Trudeau dans Papineau.

Nos principaux motifs de réjouissance furent toutefois la victoire prévisible de Pierre Paquette, un politicien d’envergure dont Joliette peut s’enorgueillir, et la bonne performance du Bloc québécois à l’échelle du Québec. La victoire du Bloc, c’est vrai, condamne le Québec à l’opposition, mais cette fonction, quoi qu’en disent certains, reste noble et essentielle en démocratie, surtout quand les aspirants au pouvoir ne veulent que notre vote et n’offrent rien de substantiel en retour.

Comme l’écrit le sénateur Jean-Claude Rivest dans La Presse du 16 octobre 2008, « si le Bloc québécois prend tellement de place au Québec, c’est la faute des partis fédéralistes qui, au contraire, sont incapables de s’y enraciner ». Le Bloc, je l’ai déjà écrit dans cette chronique, est une anomalie. Or, c’est une anomalie nécessaire tant que la souveraineté ne sera pas faite ou que les partis fédéralistes ne reconnaîtront pas, dans les faits et pas seulement en paroles, les aspirations nationales des Québécois. Cela s’appelle la démocratie.

Le 14 octobre dernier, tout compte fait, fut une assez belle journée. Elle a coûté 300 millions? Et alors? La démocratie a un prix qui vaut la peine, surtout que tout cet argent, entièrement dépensé au Canada et souvent pour payer des gens ordinaires (scrutateurs, travailleurs d’élections), fera, comme on dit, rouler l’économie. J’ai déjà hâte à la prochaine fois.

Louis Cornellier

louisco@sympatico.ca

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Pierre-Luc Bellerose

Commentaire mis en ligne le 24 octobre 2008
Il s'agit d'une analyse de haute qualité M. Grandchamp, laquelle est d'une rigueur intellectuelle élevée.

Pierre Grandchamp

Commentaire mis en ligne le 24 octobre 2008
Il aurait été intéressant que M. Bellerose s'exprime sur le fond de l'article du chroniqueur. À savoir:

"...(...)Or, c’est une anomalie nécessaire tant que la souveraineté ne sera pas faite ou que les partis fédéralistes ne reconnaîtront pas, dans les faits et pas seulement en paroles, les aspirations nationales des Québécois..(...)".-fin de citation-

Or, M. Bellerose, connu comme un libéral, doit savoir que:
-pour Justin Trudeau "la nation québécoise",c 'est un concept un peu frileux---que Dion fut élu à la chefferie pcq il avait la réputation de mettre le Québec à sa place(avec les appuis du clan Kennedy).Sa loi sur "la clarté" et son penchant pour la partition du Québec,advenant la souveraineté, et son indisposition à l'égard de "la nation"

---que, en 1982, les 74 députés libéraux(comprenant les Trudeau, Chrétien, Ouellet notamment) ont voté pour imposer UNILATÉRALEMENT, de façon illégitime(dixit la Cour suprême), la constitution au Québec...et cela contre l'avis de tous les partis politiques à Québec.

----que, notamment, les libéraux Trudeau, Clyde Wells, Carstairs, McKenna...et Jean Chrétien ont fait couler l'Accord du lac Meech(1987 et 1990).

Si Meech passait, ça en était fini de l'option souverainiste.Je me souviens très bien, qu'au soir de l'échec du lac Meech, le 23 juin 1990, on festoyait dans les chambres d'hôtel, à Calgary, où on était en train de couronner Jean Chrétien chef du PLC.Le clou étant Clyde Wells(p.m. Terreneuvien ayant activement bousillé Meech) se jetant dans les bras de Chrétien, en pleine télé. "Thanks, Clyde for all you have done". Il venait de couler Meech.

Donc, il aurait été intéressant que M. Bellerose s'exprime là-dessus.


Pierre Grandchamp

Pierre-Luc Bellerose

Commentaire mis en ligne le 23 octobre 2008
Merci d'apporter cette précision. Ceci étant dit, je persiste et signe, on dirait que l'Action est devenu le feuillet paroissial du BQ et du PQ. Je ne suis pas le seul à constater cette situation. Vous conviendrez, M. Cornellier, que les commentaires et les analyses sont toujours dans le même sens et que ça devient lourd pour les autres qui ne partagent pas la position de plusieurs chroniqueurs et journalistes de l'Action. Ce serait intéressant de lire d'autres versions des faits et je sais que ce n'est pas vous le responsable de la tangente qu'à prise le journal. Les candidats du PCC et du PLC sont toujours suffisants et arrogants selon vous. Je suis loin d'être un admirateur de Justin Trudeau, mais ayez donc le courage d'admettre qu'il a dû battre une candidate de prestige à son investiture, Mary Deros, dans un comté loin d'être acquis d'avance avec M. Dion comme leader et représenté par une députée, Vivian Barbot, de grande qualité. J'aurais aimé vous entendre dire que M. Paquette avait été arrogant lui aussi quand il se disait seul dans le comté et qu'il cherchait les candidats. Pour ce qui est de votre carte de membre, je vous crois, mais je vous connais aussi. Alors n'essayez pas de me distraire avec des subterfuges. Je suis libéral et pourtant, quand ça n'a pas d'allure, je n'ai pas peur de le dire haut et fort. J'attends la même chose de votre part.

Merci,

Louis Cornellier

Commentaire mis en ligne le 23 octobre 2008
Monsieur Bellerose,
Le texte que je signe dans L'Action n'est pas un éditorial (c'est-à-dire un texte qui représenterait la position du propriétaire du journal), mais un commentaire ou une chronique. La différence est fondamentale. Je donne mon point de vue; pas celui du propriétaire ou des gestionnaires du journal.
Je tiens à souligner, de plus, que je m'exprime toujours dans le respect des personnes qui défendent d'autres points de vue que les miens. Mon texte intitulé "Carnet de campagne" saluait l'engagement démocratique de tous les candidats et mon texte intitulé "Vive la démocratie" est rédigé dans le même esprit. J'y écris même que notre impasse constitutionnelle trouvera sa solution par la souveraineté ou par une vraie reconnaissance de la nation québécoise par le fédéral!
Mon attitude n'a rien à voir avec la fermeture idéologique d'un Pierre Falardeau. J'ai mentionné dans une de ces chroniques que j'adorais discuter de politique avec mon père, même s'il ne partage pas mes opinions! Je n'ai jamais traité un adversaire politique de traître! Votre lecture de mes textes, à cet égard, est donc incorrecte.
Bien sûr que je donne mon opinion. Je ne suis pas reporter, je suis chroniqueur! Je refuse, cela dit, que l'on m'accuse de "partisanerie malsaine". Mes points de vue sont honnêtement et clairement affichés et restent toujours ouverts au dialogue.
Je ne suis membre d'aucun parti politique.
Louis Cornellier
Chroniqueur à L'Action

Pierre-Luc Bellerose

Commentaire mis en ligne le 23 octobre 2008
Je le dénonce aussi P. Ceci étant dit, être éditorialiste ne veut pas dire faire abstraction des faits et d'être le béni-oui-oui d'une organisation ou d'une personne. De plus, l'Action ressemble de plus en plus à un journal du PQ et du BQ comme la Presse semble être le feuillet paroissial des libéraux. Que M. Corneillier trouve M. Fortier arrogant et M. Trudeau suffisant, je n'ai rien contre cela. Je sais ce que c'est un éditorial P ! Mais à un moment donné, il faut aussi apporter des faits, des arguments pour étayer sa position. Je suis exaspéré de cette partisanerie malsaine à la Falardeau. Quand tu es de mon avis, tu es mon frère et quand tu n'es pas de mon avis, tu es un traite. C'est ce que fait cet éditorialiste. Est-ce un éditorial ou une publicité ? Pour conclure, quand on est fier de ses convictions et qu'on les assume, on se nomme P. Je l'ai toujours fait malgré tous les aspects négatifs qui en découlent. Ceci étant dit, merci pour votre respect.

Pierre Grandchamp

Commentaire mis en ligne le 23 octobre 2008
Le sénateur Rivest a raison.Et les Bleus comme les Rouges sont coïncés pcq la constitution de 1982 est impossible à modifier:elle est bétonnée!

Ce n'est pas "la nation" creuse des Bleus qui change quelque chose.Pcq elle n'a pas d'impacts juridiques concrets. C'est comme reconnaître la nation acadienne ou italo canadienne.

Michel Vastel en parlant de l’autobiographie d’un “bleu du Québec à Ottawa”,soit le sénateur conservateur Jacques Flynn. Vastel écrivait:”Accablant, le bilan que dresse Jacques Flynn de 40 ans d’histoire des relations entre Ottawa et Québec”.

Flynn se souvient d’avoir dit à Trudeau au cours d’une assemblée référendaire,à Québec le 7 mai 1980:”Il est important que le NON signifie le déclenchement certain et pratique du processus qui nous donnera une nouvelle Constitution”..

Amer, Flynn dénonce “la lâcheté de l’aboulique troupeau des députés libéraux” qui ont tous appuyé le rapatriement de 1982″. “Il s’agit là d’une oeuvre bâclée et inachevée qui empoisonne et continuera d’empoisonner le climat constitutionnel”.

“Le Canada Bill de 1982 “contient un germe de désunion et il ne faudra pas attendre bien longtemps pour qu’il se manifeste dans toute sa virulence”

Et Flynn de se rappeler l’échec dramatique de l’Accord du lac Meech dynamité,encore une fois, par des libéraux fédéraux


Pierre-Luc Bellerose

Commentaire mis en ligne le 22 octobre 2008
Vive la démocratie, mais il pourrait y a voir des journalistes neutres ou avec un autre point de vue dans ce journal ! À chaque chronique, c'est du pareil au même. La conclusion est toujours la même. On le sait qu'il est brillant Pierre Paquette et on sait que vous avez voté pour le Bloc Québécois. Bravo !

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