« Les femmes qui sont admises ici font partie des plus démunies de notre société. Elles sont démunies psychologiquement, socialement, professionnellement et évidemment, financièrement. Tenir la barre d’un organisme ouvert 24 heures sur 24, 365 jours par année est essoufflant. Tous ensemble, nous avons porté à bout de bras cette maison, mais nos bras sont fatigués », a raconté Josée Lavallée, coordonnatrice clinique de cette organisation. Sur la photo, elle est en compagnie de Serge Valiquette.
Photo Julie Roy
Une ressource pour femmes suspend ses activités faute de moyens financiers
La maison L’Entre-Temps, un centre de réhabilitation pour femmes dépendantes de l’alcool et ou des drogues, a annoncé la semaine dernière qu’elle devait suspendre ses activités faute de moyens financiers, et cela, pour une période de 60 jours. Après cela, si aucune solution n’a été trouvée la maison fermera définitivement ses portes.
Actuellement, ce centre reçoit 30 000 $ annuellement de la part du gouvernement. Les dirigeants aimeraient recevoir près de 200 000 $ pour répondre aux besoins des femmes. « Nous sommes la seule ressource exclusivement pour les femmes démunies qui veulent se sortir de leurs dépendances. Notre clientèle désire sincèrement s’en sortir, mais ne possède pas les moyens financiers. » Ce que confirme une jeune femme qui a séjourné à cette ressource pendant près d’un an. « Comment une fille qui prend tout son argent pour consommer peut avoir au moins 1 000 $ pour aller en thérapie ? Depuis deux ans, je ne consomme plus de drogue. L’Entre-Temps m’a sauvé la vie. »
Le problème avec ce centre, c’est qu’il est considéré comme un centre privé par l’Agence de la santé et des services sociaux de Lanaudière. « L’Agence nous a stipulé qu’elle ne pouvait pas financer de centres privés à moins d’acheter des places. Pourtant, nous sommes convaincus de répondre à l’ensemble des critères d’un organisme communautaire », mentionne Serge Valiquette, directeur de la maison L’Entre-Temps.
Suzie Gagnon, directrice des services sociaux de l’Agence, confirme qu’elle a rencontré M. Valiquette. Elle l’a informé des critères pour être considéré comme un organisme communautaire. Toutefois, elle affirme que les dirigeants de la maison L’Entre-Temps n’ont jamais présenté de demande en bonne et due forme. « Une rencontre n’est pas une demande. » Mme Gagnon stipule aussi qu’il est faux de croire que parce qu’un organisme est reconnu qu’il va recevoir des subventions automatiquement. « Il y a 158 organismes communautaires qui reçoivent de l’argent. Quatre autres sont reconnus, mais sont toujours en attente d’obtenir du financement de notre part. Tout le monde demande de l’argent, mais les budgets ont une limite. »
Mme Gagnon dit se préoccupée de la clientèle de l’Entre-Temps, qui peut compter jusqu'à 28 femmes. C’est pourquoi l’organisme Le Tremplin a offert de s’en occuper. Elle confirme toutefois que l’Agence ne subventionne aucune place en thérapie interne. La tendance serait davantage de traiter les gens à l’externe.
À défaut d’avoir une reconnaissance de l’Agence, les dirigeants de la maison, qui est certifiée par le ministère de la Santé et des Services sociaux, voudraient qu’elle soit reconnue comme un organisme national. Mais seul le ministère a le pouvoir de décider à ce niveau et il semblerait que cela soit très rare. « Il faut que l’organisme ait un rayonnement à travers la province. En général, ce sont plus des regroupements qui obtiennent ce titre. Encore là, même si cela devenait réalité, cela ne veut pas dire que l’argent va être disponible dans les 60 jours », mentionne Mme Gagnon.
celine roy
Commentaire mis en ligne le 20 novembre 2008je suis femme 45 ans il y a trois ans je suis aller maison entre temps et cest grace a eux serge et josée je m en suis sortieet je suis tres fiere d eux et c est une bonne thérapie vs pouvez leurs faire confiance merci a eux celine roy beauce