Le curé Claude Sauvageau (à droite), comme le contremaître Robert Courtemanche, ont observé le travail réalisé par le maçon Yvon Lafontaine. Photo Pierre Bellemare
L'église de Berthier se refait une beauté
Importants travaux de maçonnerie
Enrobée d'échafauds depuis le début du mois de septembre, la façade de l'église de Berthier est l'objet de travaux majeurs de maçonnerie. Principalement, on répare ou remplace des portions de la partie située derrière les pierres du parement extérieur (les murs ont environ deux pieds d'épaisseur).
Des infiltrations d'eau au fil des ans l'a endommagée. Faite de calcaire, elle s'est imbibée d'eau. Les joints se sont défaits. Elle se désagrège au toucher; diminuant la capacité portante de la structure. On peut comparer cela à une blessure interne à une jambe qui réduit la mobilité d'une personne.
Contexte
Les travaux réalisés par les spécialistes de la firme ASP Maçonnerie (2006) de Terrebonne sont diversifiés.
En certains endroits, on répare des portions du mur extérieur. En d'autres, on l'enlève en totalité pour gratter les parties intérieures endommagées par l'eau et les réparer. Du rejointement et du crépissage font partie du projet.
Le clocher est bénéficie grandement de ces améliorations. C'était la partie la plus endommagée de l'église. Un temps, en raison des infiltrations d'eau ayant occasionné la détérioration de la partie intérieure du mur, il ne tenait que par la structure de bois et le mur extérieur.
Seize tiges d'acier ont été installées pour le solidifier.
En parallèle, des interventions ont été effectuées sur le vide sanitaire (hauteur d'environ deux pieds, sous l'église). On a fait en sorte d'y créer une circulation d'air.
Une membrane en couvre maintenant la partie supérieure afin d'éviter que l'humidité se communique au plancher de l'église.
On pense en effet qu'il y a de grandes chances que cette partie sur laquelle s'appuie l'église est faite de pins rouges enfouis dans le terrain glaiseux afin de créer un radier. Du moins, la façon de construire d'autrefois le laisse anticiper. Ceux-ci doivent être maintenus dans un milieu humide.
Des poutres de soutènement, pourries en raison de cet environnement, ont été remplacées.
Les travaux du vide sanitaire ont été possibles grâce à la grande générosité des gens à la levée de fonds lancée l'an dernier afin de recueillir la part du milieu pour des travaux de solidification de la structure. On a récolté environ 35,000$ de plus qu'anticipé.
Ce qui a permis de combler la part du milieu pour l'obtention d'une aide financière supplémentaire (115,000$) du ministère de la Culture.
Sous un autre angle, deux tiges de raccordement seront installées sous peu à l'intérieur de l'église. Il s'agit de relier solidement ensemble les deux côtés de l'église, pour les stabiliser. Avec le temps, suite à des travaux d'agrandissement effectués en 1844 (des poutres ont été enlevées pour installer un jubé, un deuxième toit a été installé), le mur ouest penche de huit pouces. Le mur est penche de quatre pouces.
Le curé Claude Sauvageau est heureux de l'évolution du projet. Il affirme que le comité de souscription a été extraordinaire. «On a l'argent pour le faire. C'est un gros souci de moins. Et on compte sur les personnes compétentes pour réaliser les travaux. Il y a une confiance qui règne», note-t-il.
Un peu moins d'une dizaine de personnes travaillent sur le chantier. La fin du mois de novembre est la période prévue pour la fin de cette importante cure de rajeunissement.