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Le temps des citrouilles

Julie Roy par Julie Roy
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Article mis en ligne le 9 octobre 2008 à 10:06
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Le temps des citrouilles
Cette fin de semaine est sans aucun doute le moment le plus achalandé à la Courgerie. « Il nous reste près de 15 000 citrouilles dans nos champs, mais après cette fin de semaine, la quantité va énormément diminuer. » - Photo gracieuseté
Le temps des citrouilles
Dans trois semaines, les enfants solliciteront bonbons et autres confiseries, déguisés en fantômes, en fées des bois ou en monstres de tout acabit tout cela bien sûr pour célébrer la fête d’Halloween. Quoi de plus représentatif à ce moment qu’une bonne grosse citrouille. Les parents seront toutefois surpris de constater que le prix de cette cucurbitacée a légèrement augmenté, conséquence d’une saison estivale plutôt moche.
Pascale Coutu, de la Courgerie les trouvailles de potiron, située à Sainte-Élisabeth, se considère chanceuse. Sans être exceptionnelle, sa récolte se déroule bien. « Ce n’est pas comme l’année dernière où cela a été extraordinaire, mais c’est bon quand même. Les citrouilles sont grosses, tandis que les courges sont plus petites. C’est une question de floraisons. » Cela ne serait pas une mauvaise chose en soi, selon cette productrice. « Les gens ont peur des grosses courges. Un fruit plus petit est davantage dans le gabarit recherché par les consommateurs. »

Mme Coutu confirme cependant que ce ne sont pas tous les producteurs qui ont eu cette chance. « À certains endroits, c’est catastrophique. On le sait en voyant les prix qui tournent autour de 3 $, comparativement à 2 $ l’année dernière. » Compte tenu de la quantité d’eau tombée cet été, Mme Coutu suppose aussi que les fruits auront un temps de conservation beaucoup moins grand. « Selon moi, les courges d’hiver vont se conserver trois mois au lieu de six, car les fruits sont gorgés d’eau. »
Un bilan en dents de scie
Cette tendance en dents de scie se répercute sur l’ensemble des productions, comme le souligne Claude Laflamme, de l’Union des producteurs agricoles de Lanaudière (UPA). « Il est difficile de brosser un portrait de la performance de l’ensemble des productions, surtout lorsque l’on sait que dans un même champ, il y aura des disparités cette année. Cela dépend si le champ est bien drainé. » Les fortes pluies de cet été sont en grande partie responsables de la perte de qualité des récoltes puisqu’elles ont apporté leurs lots de maladies.

Dominique Duval, président du Syndicat des maraîchers de Lanaudière, souligne que les pertes dans la production de carottes pourraient, quant à elles, atteindre 40 %, selon les producteurs. En ce qui concerne les choux, c’est la grosseur qui ne serait pas au rendez-vous. Toutefois, cela peut encore changer tant et aussi longtemps qu’il n’y aura pas de gelées soutenues. « Le gel n’est pas assez important pour arrêter la maturité des légumes. Nous sommes dans les temps. Pour ma part, je ne peux pas me plaindre », mentionne M. Duval.

Malgré tout, M. Laflamme croit que les producteurs vont s’en sortir et qu’ils n’auront pas à faire appel à l’assurance-récolte.

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