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La région s’organise

Aide aux fromagers

Julie Roy par Julie Roy
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Article mis en ligne le 7 octobre 2008 à 12:23
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La région s’organise
Les sept fromagers de la région : Paul Landry, Fromagerie Couland de Joliette ; Martin Guilbault, Du champ à la meule de Notre-Dame-de-Lourdes ; Benoit Rivest, CDBL ; Fabienne Guitel, La Suisse Normande de Saint-Roch-de-l'Achigan ; Luc Livernoche, Fromagerie Champêtre de Le Gardeur ; Marcel Chênevert, Les Folies Bergères et Linda Rousseau, Fromagerie Barrousse de Saint-Cuthbert. Absent de la photo : Guy Dessurault, Domaine féodal de Sainte-Geneviève-de-Berthier. - Photo gracieuseté
La région s’organise
Aide aux fromagers
Les intervenants qui gravitent dans l’industrie du fromage ont pris le taureau par les cornes et ont décidé de mettre sur la table des actions et des initiatives pour sortir l’industrie du marasme occasionné par la crise de la listériose.
D’abord, la Fédération des producteurs de lait du Québec a accordé une aide financière directe à 35 petites fromageries du Québec. De ce nombre, quatre sont situées dans Lanaudière. Les chèques, qui totalisent près de 63 000 $, ont été remis à la fromagerie Couland, à La Suisse Normande, à la fromagerie du Domaine féodal et à la fromagerie du Champ à la meule. Ces entreprises ont été sélectionnées selon la quantité de lait acheté. C’est la raison qui explique pourquoi les sept fromagers de la région ne sont pas tous concernés. « Il fallait qu’ils aient acheté moins de 3,5 millions de litres de lait. Nous avons vraiment privilégié les petites fromageries », explique Gilbert Perreault, président du Syndicat des producteurs de lait de la région de Lanaudière. Si la Fédération n’a pas tardé à réagir, c’est qu’elle est très consciente que ces entreprises ont besoin de liquidité maintenant. « Dans deux mois, ça va être trop tard. Il faut aider à repartir la machine. L’industrie du fromage au Québec est un très beau fleuron. » Loin de critiquer le plan du gouvernement, M. Perreault mentionne que pour avoir droit à un prêt les fromagers doivent être en mesure de mettre sur la table des garanties, ce qui n’est pas une mince affaire pour plusieurs d’entre eux. Toutefois, il croit que l’aide de la Fédération apportera un complément à l’aide gouvernementale. « Faut partir de quelque chose. Je suis heureux de voir que l’achat local préoccupe le gouvernement du Québec. La balle est maintenant dans le camp du fédéral. J’ai posé des questions aux candidats et aucun n’a su me répondre à ce sujet. »

Le conseil de développement bioalimentaire de Lanaudière (CDBL) a pour sa part rencontré les sept fromagers de la région en compagnie des intervenants du Centre local de développement (CLD) et du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ). Ils ont établi le portrait de la situation et ont décidé de mettre en valeur cinq bonnes raisons de déguster les fromages de chez nous. D’abord, pour la qualité des fromages d’ici. Aussi, parce que toutes les fromageries ont été inspectées et qu’elles représentent plus de 80 emplois. Les fromagers ont également pris la décision de mettre en place un système de qualité et de normes qui vont au-delà des exigences des ministères. Finalement, comme le mentionne le directeur général du CDBL, Benoit Rivest, parce qu’il suffit de déguster les fromages lanaudois pour les adopter. « C’est la demande des consommateurs qui permettra aux fromagers de sortir gagnants de la situation actuelle. Acheter c’est plus que voter ; c’est favoriser le développement. »

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