La directrice de la ferme-école Desjardins de Lanaudière, Sylvie Gauthier, Me Adélard Éthier, Jean-Pierre Lacombe, Sylvain Beauregard, directeur général de Cogenor, Diane Joly, administratrice du CSRD et Annette Coutu. (Photo le Journal)
Des millions de dollars à la portée des producteurs d'avant-garde
Recherche et développement
Considérant que jusqu'à 10 % des entreprises agricoles et que 20 % sinon plus des entreprises agroalimentaires font, bien souvent sans le savoir, de la recherche et développement, plus d'un million de dollars en crédits d'impôts et subventions ne sont par réclamés chaque année dans Lanaudière.
C'est ce qu'a fait valoir le président du comité provisoire du Centre de service Recherche et Développement de Lanaudière, Mauricie et Centre-du-Québec, Maurice Girard. Le Centre a récemment procédé au lancement de ses services lors d'une réception au Domaine des Trois-Gourmands de Saint-Alexis-de-Montcalm.
La présidente de l'Union des producteurs agricoles de Lanaudière et de la ferme-école Desjardins, Annette Coutu, a confié qu'il était grand temps qu'un tel centre voit le jour. C'est, dit-elle, une structure complémentaire aux options agricole et transformation alimentaire au Cégep de Joliette, le Carrefour industriel et expérimental de Lanaudière et le Centre d'innovation en transformation des aliments.
Dans le contexte de mondialisation et de forte compétition avec les agricultures des autres pays, nos gens, dit-elle, doivent se démarquer, innover et réduire leurs coûts de production. À ce chapitre, a enchaîné l'un des partenaires du CSRD, Me Adélard Éthier de PME Inter notaire, il n'y a pas de petites économies.
Le directeur général du CSRD du Québec, Jean-Pierre Lacombe, a raconté que les crédits d'impôts obtenus à date d'Ottawa et de Québec représentent cinq millions de dollars. «Tous nos dossiers ont été acceptés avec, a-t-il précisé, une moyenne de 83 % des montants souhaités.»
Les projets admissibles concernent notamment l'amélioration de la production animale, l'essai de nouvelles productions ou l'amélioration des méthodes existantes pour le contrôle des mauvaises herbes.
Une modification même légère d'un procédé est acceptée. Le succès n'est pas obligatoire. «Si un projet n'a pas fonctionné, c'est qu'il y a des éléments non résolus, des circonstances à considérer comme la température. Nous apprenons aussi de nos erreurs», a résumé le directeur des opérations scientifiques du CSRD, Aroll Exama.
Six partenaires, dont la Coopérative de gestion des engrais organiques de Lanaudière, la Corporation du bassin ruisseau Saint-Esprit et les Caisses Desjardins de Lanaudière épaulent le CSRD. Le mouvement peut compter sur les compétences de l'agronome Denis Cyr de Production Grandeur Nature, Marilou Cyr, directrice du développement commercial chez PG Nature, l'agronome Oussama Benslimane et, à titre de coordonnatrice, Lucie Duchesne.
Les dossiers sont facturés sous forme de commission sur le crédit d'impôts obtenu. Pour en savoir plus: 450-397-0598. Pour les producteurs de Laval : 450-250-7383.