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Un projet-pilote pour sortir l’urgence de l’impasse

Julie Roy par Julie Roy
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Article mis en ligne le 29 septembre 2008 à 7:25
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Un projet-pilote pour sortir l’urgence de l’impasse
La situation à l’urgence est loin d’être rose, une situation tributaire au manque de médecins. Photo Julie Roy
Un projet-pilote pour sortir l’urgence de l’impasse
Ce n’est pas un secret de polichinelle, l’urgence du Centre hospitalier régional de Lanaudière (CHRDL) connaît une situation difficile depuis plusieurs mois. Ce n’est pas le nombre de malades qui poserait problème, le nombre de visiteurs étant sensiblement le même que l’année dernière. Ce serait plutôt les longs séjours sur les civières avant d’être hospitalisé sur les étages, le fameux temps d’attente à l’urgence, qui seraient la cause de son embourbement. Pour sortir de l’impasse, un projet-pilote sera mis de l’avant dès la mi-octobre à la mi-mars.
Le problème de l’urgence c’est le manque de médecins, et ce, comme partout sur le territoire. « Les gens n’ont pas de médecin de famille, donc ils se présentent à l’urgence », a évoqué Donald Haineault, directeur des soins infirmiers au Centre de santé et des services sociaux du Nord de Lanaudière (CSSSNL). Qui plus est, le CHRDL a perdu deux équipes de médecins qui avaient la responsabilité de prendre en charge des patients hospitalisés, ce qui correspond à une douzaine de médecins. « Cela ne veut pas dire qu’ils sont partis de l’hôpital, mais qu’ils ne s’occupent plus d’hospitalisation. » La pression devient donc de plus en plus forte à l’urgence qui doit vivre avec des patients qui attendent plus longtemps avant d’être montés aux étages. Pour contrer ce problème, le projet-pilote prévoit que ce sont les urgentologues qui prendront sous leurs ailes ces patients à même les installations de l’urgence. « Une dizaine de patients dont les séjours ne nécessitent pas une longue hospitalisation, comme quelqu’un qui présente un problème de calcul rénal, seront pris en charge par un urgentologue. Cela va se faire de façon plus organisée dans le but d’être le plus efficace possible. » Pour arriver à mettre en place un tel projet, les dirigeants du CSSSNL ont dû travailler en collaboration avec les médecins, car évidemment une telle mesure nécessitera plus de travail de ces docteurs. « Depuis un an, nous travaillons là-dessus. Les urgentologues ont compris qu’eux aussi vivaient plus de pression dû au manque de médecins pour les hospitalisations. »

En plus de demander davantage de travail à ces médecins, le CHRDL avait déjà sollicité l’aide des spécialistes, comme les cardiologues, pour que ceux-ci prennent également la responsabilité de certains patients. « Normalement, les spécialistes ont un rôle davantage de consultant, mais avec la situation que nous connaissons nous leur avons demandé un coup de main. »

Malgré toutes ces mesures, la situation est loin d’être réglée, car la région vit avec l’un des pires ratio médecin par nombre d’habitants, comme l’affirme M. Haineault. D’ailleurs, pour la première fois, le CSSSNL n’a pas réussi à combler le nombre de postes de médecins ouvert au cours de la dernière année. Malgré tout, M. Haineault fonde beaucoup d’espoir sur la nouvelle unité de médecine familiale (UMF) qui vient juste de déménager dans ses nouveaux locaux. En effet, les dirigeants du CSSSNL souhaitent que ces étudiants en médecine établissent leur pratique dans la région à la fin de leurs études.

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