La tension monte dans les établissements du Groupe Champlain
Geste solidaire au CHSLD Le Château de Berthierville
Le mécontentement envers l'attitude de leur employeur s'affiche clairement au CHSLD Le Château de Berthierville. Mercredi dernier, les travailleurs membres de la section locale 298 du Syndicat québécois des employées et employés de service ont porté un foulard signifiant leur état d'esprit.
On y parle de respect. C'est un message clair et net qui établit la principale revendication des membres du S.Q.E.E.S.-298 (FTQ). On augmente la tension d'un cran.
Lourdeur
Le climat entre les deux parties, au Groupe Champlain, est à l'orage.
Suivant ce que précise le syndicat, le Groupe Champlain, une chaîne de résidences pour personnes âgées, a entrepris d'imposer une restructuration de ses services dans son plus gros établissement, le CHSLD Marie-Victorin à Montréal.
On explique que cette restructuration a des impacts importants sur les conditions de vie et de travail des personnes salariées, qui s'étendront rapidement à tous les établissements du Groupe. Il appert que la direction du Groupe Champlain refuse d'entendre les arguments de son personnel et de négocier avec le syndicat.
«Le S.Q.E.E.S.-298 (FTQ) a multiplié les tentatives pour faire comprendre à l'employeur qu'il serait préférable de négocier plutôt que d'imposer, mais sans succès. Aujourd'hui, les travailleuses et travailleurs revendiquent le respect en affichant leurs couleurs sur le lieu du travail. Il s'agit d'un appel de plus au bon sens de l'employeur. L'avenir nous dira s'il entendra raison», a déclaré Jean-Pierre Ouellet, vice-président aux services des membres du S.Q.E.E.S.-298 (FTQ).
Par exemple, le Groupe Champlain a unilatéralement décidé que, désormais, le personnel serait regroupé dans plusieurs services fragmentés, plutôt que dans un seul.
Cette décision met en péril le respect de l'ancienneté pour les remplacements et pour le choix des vacances; deux aspects fondamentaux dans les conditions de travail.
Le Groupe Champlain a aussi annoncé la coupure de postes à temps plein pour les remplacer par des postes à temps partiel.
Par ailleurs, le Groupe Champlain a mis le feu aux poudres en annonçant qu'il suspendait pour une journée la présidente syndicale du Groupe Champlain Montréal et présidente nationale de la division des établissements privés-conventionnés du S.Q.E.E.S.-298 (FTQ), Ginette Harrison.
Selon le syndicat, c'est parce qu'elle a posé des questions à l'employeur sur ses projets de restructuration pendant une assemblée d'information pour le personnel.
Les travailleuses et travailleurs en ont plus qu'assez du climat de travail pourri qui s'est étendu dans tous les établissements du Groupe Champlain.