À l’occasion de la Semaine nationale de sensibilisation aux maladies mentales, qui se déroulera du 5 au 11 octobre, La lueur du phare invite la population à venir rencontrer les intervenantes et à assister à une conférence pour mieux apprendre à gérer son stress. Sur la photo : Jasmine Martel, intervenante ; Denise Veilleux, présidente de l’organisme ; Lilianne Bouchard, agente d’intervention et Sara Grefford.
- Photo Julie Roy
Frères et sœurs, les grands oubliés
Semaine nationale de sensibilisation aux maladies mentales
Quand la maladie mentale frappe une personne, c’est tout son entourage qui s’en trouve bouleversé et les frères et les sœurs ne font pas exception. Cependant, la fratrie est souvent l’élément oublié de la famille quand survient ce genre de situation. C’est la raison pour laquelle la Fédération des familles et amis de la personne atteinte d'une maladie mentale (FFAPAMM), à l’occasion de la Semaine nationale de sensibilisation aux maladies mentales, a décidé d’intituler sa campagne Mon frère a une maladie mentale. Sa souffrance me fait mal. Aidez-moi !
Dans la région, La lueur du phare apporte du soutien et du réconfort aux individus qui ont une personne de leur entourage atteinte d'un problème de santé mentale. Que ce soit par des interventions individuelles et/ou téléphoniques, des cafés-échange, des octrois d'allocations de répit pour s’offrir de la détente, des conférences, des activités de répit, des références et bien d’autres, La lueur du phare est une ressource sur laquelle les proches peuvent compter pour recevoir de l'aide. Toutefois, force est de constater que les frères et les sœurs consultent très peu. « En 15 ans de pratique, j’ai peut-être reçu une vingtaine de frères et de sœurs qui sont venus chercher de l’aide », témoigne Jasmine Martel, intervenante à La lueur du phare.
Pourtant, comme le confirme Denise Veilleux, présidente de La lueur du phare et dont le fils est atteint de schizophrénie, ceux-ci ont souvent peine à trouver leur place au sein de la famille et vivent toutes sortes d'émotions, comme de la culpabilité ou de l’insécurité. « Avoir un fils atteint de maladie mentale demande tellement d’énergie qu’il est vrai qu’on néglige les autres enfants. J’ai quatre autres enfants et il y a eu autant de réactions, mais la plupart d’entre eux se sont éloignés de leur frère, c’est une façon pour eux de se protéger. » En plus de l’éloignement, il y a toujours la peur, la crainte d’être jugé, d’être soi-même ou que l’un de nos enfants soit atteint de la fameuse maladie. « C’est un questionnement constant, mes enfants m’appellent et me demandent si leur frère malade réagissait de telles ou telles manières à l’adolescence dans le but de comparer avec leurs enfants. Quand je laisse de la documentation traîner, je suis certaine qu’elle va finir par partir. »
Mieux vivre avec son stress
Dans le but de souligner cette semaine et de faire connaître ses services, La lueur du phare organise une conférence avec Stéphanie Milot, psychothérapeute et auteure, le mercredi 8 octobre prochain à compter de 19 h 30 au Château Joliette. Mme Milot vous fera découvrir qu'il est possible de lutter contre le stress en donnant un sens à sa vie et en définissant ce que nous attendons d'elle. Elle rappellera quelques principes de base souvent connus, mais oubliés en cours de route. Les participants repartiront avec des trucs simples à mettre en pratique.
Cette soirée gratuite est ouverte à toutes les personnes intéressées par le sujet. Cependant, il est obligatoire de s'inscrire pour y participer afin de s'assurer d'une place.
Pour toute information et inscription, veuillez communiquer avec La lueur du phare de Lanaudière au 450-752-4544 ou encore au 1-800 465-4544.
<@CP>Photo Julie Roy