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Quatre écoles au sommet
Le palmarès du Journal de Montréal
Le palmarès des écoles de l'Institut Fraser publié par le Journal de Montréal accorde le même pointage aux deux meilleures écoles privées de Lanaudière Nord. Dans une catégorise distincte, deux écoles publiques montent cette année sur la plus haute marche du podium.
Au niveau des écoles privées, le Collège Saint-Sacrement de Terrebonne et le Collège L'Assomption arrivent en première et deuxième places suivis, ex-aequo, de l'Académie Antoine-Manseau Joliette et du Collège Esther-Blondin. L'institution jacobine s'était classée troisième l'an dernier devant son collègue joliettain. Au niveau régional, le Collège Champagneur de Rawdon se classe en sixième place, derrière une école publique, la polyvalente Jean-Baptiste Meilleur de Repentigny.
Dans Lanaudière Nord, l'école secondaire Joliette (Joliette High School) se classe à nouveau en tête du peloton du secteur public rejoint cette fois de l'école secondaire des Montagnes de Saint-Michel-des-Saints. Celle-ci effectue une remontée fulgurante notamment parce que son taux de promotion a fait un bond de 20 % en quatre ans pour atteindre 77,9 %
Les deux écoles secondaires ont des traits similaires: peu d'élèves, 330 pour l'école anglaise, 189 pour celle située en Haute-Matawinie. Ces élèves et ces professeurs se côtoient, se connaissent depuis des années.
La liste fait ensuite état des écoles Thérèse-Martin de Joliette, Des Chutes de Rawdon, De L'Érablière de Saint-Félix-de-Valois, De L'Achigan de Saint-Roch-de-L'Achigan, Barthélemy-Joliette, De La Rive de Lavaltrie et 27e sur 27, Havre-Jeunesse de Sainte-Julienne.
Le président du Syndicat de l'enseignement du Lanaudière, François Breault, estime que les palmarès sont inutiles et n'apportent rien au système d'éducation. «Si certains déploient autant d'énergie à les publier, c'est qu'ils doivent être lucratifs et servir certains intérêts.» Le Lanaudois fait référence aux nombreuses pages de publicité qu'achètent ces temps-ci les institutions privées en pleine saison d'examens d'admission.
C'est, ajoute-t-il, démotivant pour les parents, les jeunes et le personnel enseignant de lire, année après année, que l'école publique de leur localité est médiocre.
François Breault est en faveur des comparaisons aux niveaux appropriés. Lorsqu'une recette fonctionne dans une école, il faut évaluer les énergies qui y ont été consacrées et chercher à reproduire les formules gagnantes.
Le président de la Commission scolaire des Samares, François Charbonneau, constate pour sa part que les meilleurs écoles publiques du palmarès suivent la recette du privé: elles sélectionnent leurs élèves. Les écoles privées ont un taux de diplomation frisant 100 %. Un élève qui ne fonctionne pas au privé est, dit-il, encouragé à poursuivre ses études au public. Combien, se demande l'ex-enseignant, font le chemin inverse ?
Les commissions scolaires, dit-il, connaissent bien les situations qui influencent les résultats comme le nombre d'élèves handicapés et en difficulté d'apprentissage. «Je ne comparerai pas une école à une autre. Je veux par contre que, d'année en année, nos écoles s'améliorent», a-t-il insisté.
Le directeur du Joliette High School, Robert Simpson, a été enchanté de retrouver son école en tête du palmarès. «Nos élèves proviennent de 21 localités lanaudoises, dont Entrelacs, Rawdon, Berthierville, certains même de Repentigny. Du primaire au secondaire, nous perdons peu d'élèves à cause des écoles privées parce que la plus proche, anglophone, est à Laval.»