Diane Landry, « Je ne trouve pas ma montre, elle ne s'est pourtant pas envolée », 2006, Installation avec automatisation
- Photo:Diane Landry
L’art contemporain : quelle aventure !
Au Musée d’art de Joliette
Trois nouvelles expositions temporaires feront le plaisir des visiteurs cet automne au Musée d’art de Joliette. Dans la foulée des programmations présentées au cours de la dernière année, le Musée propose cette fois-ci encore des expositions impressionnantes et originales qui ont chacune une foule de facettes à vous faire découvrir et à vous offrir.
Il y a tout d’abord l’exposition « Les défibrillateurs » consacrée à l’artiste québécoise Diane Landry. Vous ne connaissez pas cette figure majeure de l’art contemporain ? La rétrospective qui dresse ses 20 ans de carrière est l’occasion parfaite de la découvrir et même la redécouvrir. « Les œuvres charnières de son cheminement sont présentées », souligne la commissaire de l’exposition, Eve-Lyne Beaudry.
Diane Landry s’inspire de tout ce qui l’entoure pour créer des environnements ludiques, plongeant le spectateur au cœur d’une expérience à la fois visuelle et sonore. À travers ses œuvres automatisées, elle recycle, manipule et transforme les objets de notre quotidien pour leur insuffler un zeste de poésie.
Le public se surprendra à s’émerveiller devant des jeux de lumière créés par des bouteilles de plastique et un panier à lessive ou à s’émouvoir devant la fabuleuse œuvre « École d’aviation », créée en 2000, dans laquelle des parapluies s’ouvrent et se ferment au gré d’un accordéon.
L’exposition « Terrier » réunit quant à elle les œuvres de quatre artistes canadiens : Janice Kerbel, Adriana Kuiper, Liz Magor et Samuel Roy-Bois. « Terrier » nous amène à considérer certains aspects essentiels de notre quotidien en réfléchissant sur nos façons d’occuper, de concevoir et d’appréhender nos espaces domestiques et territoriaux.
Posant un regard parfois critique sur notre façon de renforcer les frontières entre nous, l’exposition démontre comment le désir de confort peut également mener à la paranoïa. Le public aura notamment l’occasion d’expérimenter un abri antiatomique reconstitué avec du vrai béton. « Les œuvres sont tantôt ironiques, tantôt absurdes jouant avec humour sur l’ambivalence du besoin d’évasion et du besoin d’isolement », explique Laurie Guillemette, responsable des communications au Musée.
La troisième exposition constitue une seule œuvre, mais quelle œuvre ! Elle donne le coup d’envoi d’une nouvelle série d’expositions intitulée « Mur à mur », instaurée par le Musée d’art de Joliette. Une fois l’an, un artiste sera invité à investir l’imposant mur de l’escalier qui longe le hall d’entrée. L’artiste créera une œuvre spécifiquement pour cet endroit.
L’artiste britannique Adrian Norvid lance le bal avec un immense dessin de 18 pieds de haut intitulé « Assoyez-vous sur le cul ». « Beaucoup d’écriture, de jeux de mots se mêlent à plusieurs styles graphiques. C’est super impressionnant de voir la quantité d’éléments et de détails », notent Laurie Guillemette et Eve-Lyne Beaudry.
« Les défibrillateurs » et « Terrier » sont présentées jusqu’au 4 janvier tandis que « Mur à mur » sera proposé jusqu’au 3 mai 2009.
Une heure, une œuvre
Une nouveauté fait son entrée avec l’activité « Une heure, une œuvre », une série de trois conférences portant sur des œuvres tirées de la collection du Musée d’art de Joliette. Chaque conférence porte sur une seule œuvre d’art, chacune étant représentative d’un volet de la collection du Musée.
Cette activité, donnée en dehors des murs du Musée, s’adapte à tous les publics, facilitant ainsi l’accès aux arts visuels. Les présentations sont de plus entièrement gratuites et offertes à travers la région, sur réservation. « Le conférencier se déplace et s’adapte au public : des étudiants, des aînés, des enfants… Cette activité saura rejoindre les groupes de personnes qui peuvent difficilement se déplacer », mentionne Laurie Guillemette.