Le préfet de la MRC Matawinie, Gaétan Morin, le directeur général de la gestion du réseau et de l’ingénierie pour Bell Aliant, Aldéric Fafard, et le directeur principal des commandites et des relations avec la communauté pour Télébec, Paul Lacoursière.
- Photo Geneviève Blais
L’Internet haute vitesse aux portes de la Matawinie
Sur 70,82 % du territoire d’ici la fin 2009
Visionner des vidéos, étudier via le web, télécharger des documents, Internet n’a plus de limite. Pour certains qui n’ont pas accès à la haute vitesse, ce monde virtuel se transforme toutefois en un véritable enfer. À l’heure actuelle, la MRC Matawinie est couverte à 48,23 % par le réseau de fibre optique de Bell Aliant. À la fin de 2009, 70,82 % du territoire devrait être desservi.
«Nous avons élaboré un plan de match sur trois ans afin d’offrir le service à un maximum de citoyens», a précisé Aldéric Fafard, directeur général de la gestion du réseau et de l’ingénierie pour Bell Aliant.
La compagnie mise sur l’unité Amas, une technologie qui fonctionne à l’aide d’un réseau de câbles de cuivre et de fibre optique. «Le système est installé dans le bureau central de Bell et rayonne sur quatre ou cinq kilomètres», a souligné M. Fafard.
Les coûts liés à l’installation de cette technologie ne permettent pas, pour l’instant, à Bell Aliant de desservir la totalité du territoire. L’organisation a donc dû faire des choix. «Les maires nous ont informés des secteurs à prioriser dans leur municipalité», a mentionné le directeur.
Son collègue, Paul Lacoursière, directeur principal des commandites et des relations avec la communauté pour Télébec, a précisé qu’une fois qu’un endroit est couvert par la haute vitesse, seulement 30 % des clients potentiels s’abonnent. «Ce n’est pas beaucoup par rapport à la demande», a-t-il soutenu.
La mise en place du réseau de fibre optique dans la Matawinie représente un investissement de 3 319 900 $. «Nous ne prenons pas de montant dans la poche du consommateur. Notre plan est basé sur une enveloppe du capital de la compagnie. Ici, nous avons trouvé notre seuil de ‘capitalité’», a soutenu Aldéric Fafard.
À l’heure actuelle, transmettre de lourds fichiers peut prendre des dizaines de minutes, voire des heures. L’accès à la haute vitesse est donc attendu par plusieurs citoyens et élus du territoire. Le préfet de la MRC Matawinie et maire de Sainte-Marcelline-de-Kildare, Gaétan Morin, se réjouit du travail accompli dans ce dossier.
«Ici, 848 adresses auront la possibilité de s’abonner dans le premier quart de 2009. Cela représente 83,63 % du territoire», a-t-il mentionné.
Pour le moment, sa municipalité ne bénéficie pas de ce service.
Saint-Damien, Sainte-Émélie-de-l’Énergie, Saint-Côme, Sainte-Béatrix, Entrelacs et Notre-Dame-de-la-Merci vivent la même situation. D’ici 2009, ces municipalités seront respectivement desservies à 76, 34 %, 88,44 %, 92,21 %, 45,35 %, 78,50 % et 93,86 %.
Le cas de Sainte-Béatrix est particulier étant donné qu’une partie de son territoire est couvert par Bell Canada.
Pour Saint-Zénon, Saint-Michel-des-Saints et Saint-Donat, l’accès à ce service atteindra les 39,02 %, 78,99 % et 95,62 % du territoire.
En ce qui concerne Rawdon et Saint-Alphonse-Rodriguez, la proportion desservie devrait s’élever à 62,93 % et 55,94 % d’ici deux ans.
Finalement, le service devrait être disponible sur 60,53 % du territoire de Chertsey, 74,74 % de Saint-Félix-de-Valois et 40,19 % de Saint-Jean-de-Matha.
La vitesse du système pourrait alors atteindre les six mégabits.
Bell Aliant examine différentes options afin de rendre cet outil encore plus accessible. «Un mixte des technologies pourrait nous aider à aller encore plus loin. On regarde également le sans fil. Ça prend des solutions très sécuritaires», a mentionné M. Fafard.
Ce dernier souhaite organiser des journées portes ouvertes afin d’expliquer comment fonctionne le système et informer les citoyens. Une telle activité a déjà eu lieu à Chertsey. Une centaine de personnes y ont participé.
Gaétan Morin compte organiser une telle journée dans sa municipalité, une fois que le territoire sera couvert.
Notons que chacun des maires de la Matawinie a le portrait complet de la situation pour sa municipalité.
Mo Ro
Commentaire mis en ligne le 14 octobre 2008Bonjour,
comment savoir si je suis couvert?