Chargé de projet, André Chauvette est encadré du capitaine Patrick Marchand (directeur de la SQ pour la MRC de d'Autray) et du préfet Norman Blackburn. Photo Pierre Bellemare
Le choc des idées porte fruits pour prévenir la criminalité dans de D'Autray
Quatre volets d'action
La MRC de d'Autray passe à l'attaque contre la criminalité. Trois plans d'action (un pour chacun des pôles) visant quatre problématiques lui servent depuis la fin du printemps à diminuer les facteurs de risque et à renforcer le sentiment de sécurité dans la population.
C'est le fruit d'un patient travail effectué depuis 2004 dans le cadre d'un projet-pilote en prévention de la criminalité. André Chauvette, le chargé de projet, et le préfet Norman Blackburn viennent (16 septembre) d'en dévoiler le contenu, en conférence de presse.
Contexte
Plusieurs organismes du milieu ont mis la main à la pâte.
Les discussions se sont amorcées à la lumière d'un diagnostic de sécurité préparé avec la collaboration de la Sûreté du Québec et d'une quarantaine de partenaires issus des milieux municipaux, communautaires, socio-sanitaires et scolaires.
On a aussi obtenu l'opinion des citoyens en initiant six forums de discussion et en effectuant plus d'une centaine d'entrevues individuelles. Des sondages exhaustifs ont aussi été menés à Lanoraie et Lavaltrie.
Les trois plans d'action ont ensuite été confectionnés. Ils s'articulent autour de la consommation de cannabis chez les jeunes, du sentiment d'insécurité, de la vitesse et des incivilités au volant ainsi que des méfaits et autres délits d'incivilité.
La problématique est plus forte sur l'un ou l'autre des éléments, suivant le secteur (Brandon, Lanoraie-Lavaltrie, Berthier). Mais ils sont inter-reliés. Ce qui fait que le travail dans une partie du territoire peut être utile ailleurs.
«Je trouve cela encourageant», note le préfet Norman Blackburn (maire de Lavaltrie). «On ne règlera pas tout mais on est en mesure d'agir sur les principaux éléments», ajoute-t-il.
Du même souffle, il souligne la concertation établie avec la Sûreté du Québec. Des actions ont été planifiées. Les discussions préalables à la signature de la nouvelle entente avec le corps policier ont aussi permis d'y inclure des aspects intéressants. Un policier communautaire est notamment maintenant en fonction.
De son côté, M. Chauvette insiste particulièrement sur le travail à effectuer auprès des jeunes. «Pour offrir les conditions optimales de succès de nos jeunes, des mesures doivent être instaurées par l'ensemble des acteurs sociaux du milieu afin de favoriser le rapprochement des jeunes et des aînés», dit-il.
Leur donner l'occasion de s'investir dans une activité sportive, un loisir scientifique, un organisme communautaire, etc. est un autre aspect qu'il considère important.
La MRC de d'Autray est l'une des quatre du Québec à s'être donnée ce genre d'outils. Une cinquième MRC n'a pas complété la démarche proposé par le ministère de la Sécurité publique du Québec.
Dans de d'Autray, le projet a généré des investissements de 256,110$. Cette somme provient de la MRC et de ses partenaires locaux, du Centre national de prévention du crime et du ministère de la Sécurité publique.