Les jeunes ont cultivé une vingtaine de variétés de légumes.
- Photo Geneviève Blais
Dix jeunes dévoilent le fruit de leur labeur
Projet «Du jardin horticole au jardin secret»
L’intensité des énergies déployées dans le jardin situé à l’entrée du Camp Mariste, à Rawdon, est palpable. Depuis mai, dix jeunes y travaillent. Ils y ont découvert l’ampleur de leur potentiel et de leurs forces par le biais du projet «Du jardin horticole au jardin secret» de l’AJIR.
«Par ce programme, les jeunes acquièrent des habitudes de travail et ils développent des compétences leur permettant d’accéder au marché de l’emploi. De 2000 à 2005, 84 % des participants ont terminé le projet et ont effectué un retour aux études ou au travail», a précisé Metchinou Maillé, coordonnatrice du projet.
La cohorte 2008, formée de jeunes âgés de 16 à 30 ans des MRC Matawinie et Montcalm, semble d’ailleurs être sur une bonne lancée.
«J’ai apprécié mon expérience dans le projet en plus de développer un côté caché qui me servira pour mon avenir», a soutenu William Destroismaisons, 20 ans, de Saint-Lin-Laurentides.
Sonia Bergeron, 24 ans, de Rawdon a abondé dans le même sens. «J’ai adoré ce projet, car il m’a apporté des compétences en horticulture. Cette aventure m’a donné le goût de me lever chaque matin pour venir travailler et voir mes coéquipiers qui sont devenus, au fil du temps, des amis», a-t-elle soutenu.
Et on peut dire que les participants n’ont pas chômé. Comme le projet n’a pas eu lieu en 2007, ils ont dû redoubler d’efforts pour entretenir le potager.
«Quand ils sont arrivés, c’était en foin. Il a fallu tout reprendre à zéro», a soutenu Metchinou Maillé.
Beau temps mauvais temps, les jeunes ont travaillé dans le jardin et le résultat est aujourd’hui remarquable. Ils ont cultivé une vingtaine de variétés de légumes, en plus de toutes les plantes vivaces déjà établies. Ils poursuivent leur implication jusqu’au 26 septembre pour la récolte. Les surplus seront remis à des organismes oeuvrant en sécurité alimentaire.
Cette expérience a permis aux jeunes d’en apprendre beaucoup, si bien qu’elle leur sera créditée à titre de travailleur horticole.
En effet, tout au long de ces mois, ils ont acquis des connaissances par le biais d’ateliers donnés par Monique Lavertu, horticultrice. «Ils ont pu mettre en pratique les qualités nécessaires à tout travailleur: la patience, l’observation, la minutie, la persévérance, l’endurance et le respect», a-t-elle soutenu.
Ils ont également assisté à des ateliers portant notamment sur le budget, la recherche d’emploi et la prévention de la toxicomanie.
Comme son nom l’indique, le projet «Du jardin horticole au jardin secret» a surtout permis aux participations de mieux se connaître.
«Il y a tant de travail accompli. Quand je parle de travail, ce n’est pas seulement celui fait au jardin ou dans les ateliers de formation, c’est surtout le travail que ces jeunes font sur eux-mêmes», a fait valoir la coordonnatrice de l’AJIR, Claudette Royer.
Un projet soutenu par le milieu
Ce projet a reçu l’appui financier de Service Canada qui lui a accordé 99 828 $ dans le cadre de la Stratégie emploi jeunesse. La contribution des partenaires du milieu, dont font partie le Camp Mariste et Emploi-Québec, est quant à elle évaluée à 39 498 $.