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Un été à l’eau pour les producteurs agricoles

Julie Roy par Julie Roy
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Article mis en ligne le 21 août 2008 à 12:43
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Un été à l’eau pour les producteurs agricoles
Pour la fin de la saison, Mme Coutu aimerait bien du soleil et de la chaleur, mais surtout pas de gel, qui serait catastrophique, surtout pour le maïs. « On se croise les doigts pour ne pas avoir de gel hâtif. » - Photo le journal
Un été à l’eau pour les producteurs agricoles
Il n’y a pas que les vacanciers qui ont maugréé contre dame Nature cet été, bon nombre de producteurs agricoles aussi. La belle saison s’est transformée en cauchemar pour plusieurs d’entre eux, mais plus particulièrement pour les producteurs de foin, dont certains comptent près de deux mois de retard sur leur récolte.
Pour pouvoir récolter, ces producteurs ont besoin de trois jours de beau temps consécutifs. La seule fois où cela s’est produit, c’est au début du mois de juin et la semaine dernière. Les producteurs ont donc attendu, attendu, attendu, si bien que certains ont entamé la première coupe de foin au mois d’août, tandis que normalement cela se fait au mois de juin. Les chanceux, qui avaient effectué cette première coupe au mois de juin, ont pour leur part entamé leur deuxième coupe au cours de la dernière semaine, ce qui est également tard pour la saison, puisque la deuxième coupe se récolte normalement à la mi-juillet.

Pour ces producteurs, l’hiver s’annonce rude, mais surtout coûteux, car bien que la quantité soit au rendez-vous, c’est la qualité qui est loin d’être suffisante pour nourrir les animaux. « Plus la plante vieillit, plus elle durcit et moins elle possède de valeur nutritive. Les producteurs laitiers vont devoir se rabattre sur les suppléments alimentaires et ça risque de coûter très cher », mentionne Annette Coutu, présidente de l’Union des producteurs agricoles de Lanaudière (UPA).

La présidente, demande aux producteurs concernés de téléphoner à la Financière agricole pour leur faire part de leur perte. « Nous avons eu beaucoup de problèmes l’année passée avec la nouvelle méthode de calcul, qui fonctionne maintenant avec des stations qui captent la quantité d’eau reçue. Pour éviter que se reproduise cette situation, j’invite les producteurs à téléphoner pour faire part de leur situation à la Financière. Ces informations sont compilées dans l’ordinateur et si une station fait défaut, c’est une façon de prouver qu’il y a un problème. »

En ce qui concerne les maïs, les épis sont, semblent-ils, très beaux, mais leur taille n’est pas très avancée. « Ils ne sont pas aussi gros que d’habitude. » La saison des framboises serait également à oublier, selon Mme Coutu. « Les framboises ont moisi dans le champ. » Une surveillance étroite devra aussi être faite dans les entrepôts pour la production de patates. « La patate est un légume qui aime l’eau, mais il va falloir la surveiller pour éviter la moisissure. »

Ceux qui ont évité le pire sont les producteurs de bleuets et ceux qui cultivent sur des terres de sable. « Les terres de sable se drainent rapidement. »

Une chose est sûre, si elle avait été magicienne, Annette Coutu aurait bien aimé faire cesser la pluie, car il est plus facile d’arroser un champ que de vivre avec un surplus d’eau.

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