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Dézonage : la CPTAQ dit non

La MRC L'Assomption demandera une révision du dossier

Reine Côté par Reine Côté
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Article mis en ligne le 6 août 2008 à 11:51
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Dézonage : la CPTAQ dit non
La préfète de la MRC L’Assomption, Chantal Deschamps (Photo:archives)
Dézonage : la CPTAQ dit non
La MRC L'Assomption demandera une révision du dossier
La réponse de la Commission de la protection du territoire agricole (CPTAQ) est tombée comme un couperet sur le bureau de la préfète Chantal Deschamps. La MRC de L’Assomption se voit refuser le dézonage de la majorité des terres agricoles mis sur la liste par ses six municipalités. Seule L’Assomption obtient une part de gâteau dans le long processus qui dure depuis deux ans et demi.
Mme Deschamps est déçue, indignée. « La CPTAQ n’a nullement tenu compte des besoins exprimés et démontrés par la MRC et les municipalités solidaires », fait savoir la préfète et mairesse de Repentigny.

Pour elle, le développement économique, commercial et résidentiel de la MRC passe inévitablement par l’exclusion de quelques hectares. Cette décision de la CPTAQ constitue une fin de non-recevoir à presque toutes les demandes d’exclusion du territoire agricole présentées par les municipalités de la MRC ne leur reconnaissant que 9,78 hectares sur les 181,5 hectares demandés, soit à peine 5% de la requête et une infime parcelle des 20 700 hectares de la zone agricole, en fait .047%. « Notre demande est plus que raisonnable et réfléchie. C’est une démarche exemplaire que nous avons fait là. Nous avons un super beau bulletin reconnu par la Communauté métropolitaine de Montréal et par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation », fait savoir Mme Deschamps. Incluse dans la CMM, la MRC de L’Assomption ne peut se permettre de se voir ainsi freiner dans son développement puisqu’elle contribue tout comme les autres municipalités de la Couronne Nord à l’expansion économique de la métropole.

En clair, la réponse défavorable de la CPTAQ met un frein aux projets de développement industriel, commercial et résidentiel sur l’ensemble de la MRC de L’Assomption. «Le développement de nos territoires, c’est le nerf de la guerre. C’est pourquoi, on a mis nos demandes ensemble. Il nous reste du territoire à développer pour à peine 5 à 6 ans. L’économie florissante comme elle est chez nous, on pourrait même parler de trois ans », déplore la préfète, précisant que la MRC a pourtant bien fait ses devoirs de planification. « Notre MRC est un chef de file au Québec. Le premier schéma d’aménagement de la MRC date de 1988. Vingt ans plus tard, ce même schéma a été révisé à trois reprises afin de tenir compte de notre évolution démographique et des nouveaux besoins de notre grande collectivité.

Nous sommes parmi les rares MRC au Québec à être rendu là car la majorité des MRC n’en sont qu’à leur premier schéma. »

Mme Deschamps fait remarquer que la MRC de L’Assomption présente les périmètres les plus denses et les plus compacts de Lanaudière constituant une urbanisation d’à peine 21% de son territoire : 429 000 personnes vivent sur 15 000 kilomètres carrés. Une situation confirmée par la CMM qui reconnaît même la MRC comme ayant le plus dense développement résidentiel de toute la Couronne Nord. La préfète indique, de son côté, que sa MRC est la première au sein de la CMM à afficher complet dans un proche avenir.

Et que donne comme raison la CPTAQ pour justifier son refus? «La CPTAQ craint de créer un précédent et de favoriser l’étalement urbain en acceptant nos demandes. Avec cette décision, c’est tout le contraire qu’elle risque de créer puisque cela favorisera le développement dans les régions les plus éloignées des secteurs limitrophes de Montréal. Nous, nous vivons aux portes de la métropole du Québec. Il est impératif que l’on puisse poursuivre notre développement si nous voulons répondre aux exigences et aux besoins des générations qui vont suivre. »

Mais les choses n’en resteront pas là. Parole de Mme la préfète. D’ici une semaine, la MRC de L’Assomption va porter en appel ses demandes auprès du Tribunal administratif du Québec.

Mme Deschamps estime nécessaire que le gouvernement reconnaisse la compétence première des MRC dans l’aménagement global de leur territoire et qu’il arbitre, en dernier recours, les avis de la CPTAQ sur le sujet.

« Il est certain que nous allons sensibiliser la ministre des Affaires municipales et des Régions, Nathalie Normandeau, ainsi que toutes les MRC comprises dans le territoire de la CMM qui afficheront bientôt complet, aux difficultés et conséquences, entre autres en matière de croissance économique et sociale, créées par cette décision », conclut Mme la préfète.

(Photo:archives)

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Loyer Denis

Commentaire mis en ligne le 4 septembre 2008
J'ai tandence a être d'accord avec la CPTAQ puisqqu'il s'agit de belle terre agricole et les efforts de densification m'apparaisse nettement insuffisante. Beaucoup trop de bungalows et de terrains gaspillés

Yolande Gingras

Commentaire mis en ligne le 1er septembre 2008
Je suis tout à fait d'accord avec la décision de la CPTAQ; nos terres agricoles demeurent une ressource à protéger contre les tentacules du dieu «développement résidentiel à outrance». Pourquoi ne pas tenter une meilleure gestion agricole et environnementale de ces espaces, à une petite échelle peut-être, au lieu de faire du méga-développement qui ne risque pas de produire le «blé nécessaire à la production du pain quotidien !!»

michelle barrette

Commentaire mis en ligne le 7 août 2008
Excellente, cette décision. il nous faut conserver les terres agricoles de la vallée du St-Laurent. C'est pas au Saguenay qu'on peut développer l'agriculture, encore moins en Abitibi. Ça prendrait un moratoire pour les 50 prochaines années pour empêcher le dézonage des terres agricoles. Il faut arrêter de penser seulement en termes économiques. Pensons en terme d'autosuffisance alimentaire.

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