Près de 5 000 personnes ont choisi de vivre dans cette accueillante localité qui constitue la porte d'entrée de la MRC de Montcalm. (Photo le Journal)
À découvrir sur deux ou quatre roues
Saint-Roch-de-L'Achigan
Saint-Roch-de-L'Achigan est composé de champs à perte de vue dont les récoltes sont fièrement expédiées à la grandeur du Québec et même jusqu'en Nouvelle-Angleterre. C'est aussi une communauté fière de ses racines et tournée résolument vers l'avenir. Saint-Roch-de-L'Achigan, c'est aussi la qualité de vie que choisissent de plus en plus de Québécois tout comme le maire Yves Prud'homme.
«Je suis né à Saint-Roch-de-L'Achigan. En 1970, je demeurais dans la métropole. En 1977, je suis revenu ici parce que je ne voulais pas voir grandir mes enfants dans les quartiers où je patrouillais. Saint-Roch, c'est l'espace et la proximité des grands centres.»
Yves Prud'homme s'est fait connaître sur la scène nationale à titre de président de la Fraternité des policiers de la Communauté urbaine de Montréal puis de la Fédération des policiers municipaux du Québec. Son franc-parler et sa détermination ont certainement plu à ses compatriotes : ils l'ont élu par acclamation, en 2006, au poste de maire.
De concert avec le directeur des loisirs, Bernard Galipeau, Yves Prud'homme énumère les forces de Saint-Roch-de-L'Achigan. Il y a ses 27 organismes super impliqués, des terrains de soccer, de volley-ball, de balle et deux grands parcs aménagés entre l'école Notre-Dame et la polyvalente L'Achigan. Des investissements y sont prévus pour des jeux d'eau et un anneau pour le patin à roues alignées. La municipalité va aussi miser sur des activités populaires tel le cinéma en plein air.
Les résidants, commente Yves Prud'homme, sont fiers de leurs parterres. «Dans le cadre du concours villes et villages fleuris, nous sommes d'ailleurs l'un des fleurons du Québec.»
Passionné de vélo, Bernard Galipeau confie que Saint-Roch-de-L'Achigan se laisse agréablement découvrir sur deux roues. Chaque fin de semaine, des dizaines, voire des centaines de cyclistes sillonnent ce secteur.
Les stationnements publics au village peuvent servir de point de départ à de belles randonnées. Que ce soit pour un café, un repas, un dessert, les commerces de la rue principale, confie Yves Prud'homme, sauront agréablement vous surprendre.
Au détour d'une route, il y a aussi des artisans passionnés, tel la Fromagerie La Suisse Normande fondée il y a 14 ans dans le rang Rivière Nord par Fabienne et Frédéric Guitel.
«Nous fabriquons 12 variétés de fromage à partir de lait de chèvre ou de vache. Nous recevons beaucoup de motocyclistes, des groupes organisés même. Les visiteurs peuvent aller voir les chèvres», explique Sylvie Beauséjour.
Présidente de la Société d'histoire de Saint-Roch-de-L'Achigan, Lise Gauthier invite les visiteurs à prendre le temps d'apprécier les nombreuses croix de chemin parsemées dans le secteur agricole et le patrimoine architectural Saint-Rochois. On pense notamment, dans le rang Rivière Nord, au Château Lamarche de style néo Queen Ann, à sa voisine, la maison Vézina, en pierres, datant de 1813, sans oublier le presbytère, d'influence victorienne.
Un relevé de l'organisme fait état de trois demeures d'inspiration française, une vingtaine d'inspiration québécoise (1800 à 1920) et encore plus de maisons de style mansarde (1845-1920). La municipalité sillonnée par deux rivières, Saint-Esprit et L'Achigan, compte encore un moulin de farine de sarrasin, le Moulin Bleu, qu'on peut visiter et, le long de la route 125, le camping Horizon.
Le plus important commerce à voir le jour à Saint-Roch-de-L'Achigan, Meubles J.C. Perreault, s'est installé en bordure de la route 25. Un parc industriel de près de 600 000 mètres carrés a aussi pris forme le long de cette artère. «Ça bouge dans le parc industriel. À notre dernière séance du conseil, nous avons autorisé la vente de deux terrains», a confié le maire en faisant visiter les lieux.
Le parc industriel réunit des dizaines de petites et moyennes entreprises, l'un des plus beaux circuits de karting en Amérique du Nord et le plus gros centre de motocross au Canada.
Fondée en 1996, SRA Karting est le rêve d'enthousiastes de la Mauricie désirant installer une piste asphaltée de 1,2 kilomètre près de la métropole mais loin des résidences. Les acteurs Paul Newman et Leonardo Di Caprio sont venus s'y amuser, le pilote Jacques Villeneuve aussi. Certains s'y rendent même en hélicoptère.
«Nos clients ont 12 ans et plus. Nous offrons des forfaits groupes et une école de pilotage. De la terrasse du chalet, les spectateurs ont une vue imprenable sur toute la piste», signale le directeur des ventes, Daniel Lamothe. La piste sera l'hôte, à la fin de l'été, du championnat de la Coupe du Québec.
SRA Motocross est une entreprise distincte en affaires depuis trois ans bien en vue de la route 25. «Les adeptes de motocross s'aventurent habituellement dans les «pits» de sable. Il y avait, selon moi, une demande pour un endroit structuré pour s'amuser dans les meilleures conditions possibles», raconte le président de SRA Motocross, Yves Hamel.
«Nous avons trois pistes. Notre concept, c'est familial. Il n'y a pas de compétitions ici. Par contre, nous avons une école de motocross, des camps de jour et tout l'équipement nécessaire. Nous pouvons accueillir jusqu'à 600 personnes dans une même journée.»
Sport extrême le motocross ? Malgré toutes les acrobaties que se permettent les pilotes, «nous n'avons pas encore eu à appeler l'ambulance cet été», a confié Yves Hamel.
Pour en savoir plus, le volume «Parcours de bâtisseurs à Saint-Roch-de-L'Achigan», document réalisé par Jean-René Thuot en collaboration avec la Société d'histoire.